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 Gagnants du concours de récits

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Ectelion

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MessageSujet: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 19:59

avant de remplir ce topic, est-ce que nous pouvons poster le texte du gagnant ?
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Byrhon
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:03

Je t'encourage même à poster les textes des gagnants de tout les concours de nouvelle passés.
Tout comme les photos du concours de modélisme
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Ectelion

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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:28

ok ça marche !!!


1) un concours très éloigné avec méphisto, le premier concours de cette section
gagnant : Mortyaris

texte :




Chapitre I : Le début


Tout commença dans la partie sud de l’Imperium : le Segmentum Tempestus, sur le monde agricole Skonébien A2. C’était une chaude matinée de la 5ème saison et, comme d’habitude, rien ne se passait… Le Commandant Proteus était dans son bureau comme chaque matin, ensevelit sous une montagne de formulaires inutiles qui allaient de toute façon finir dans l’une des nombreuses bibliothèques des archives impériales et qui seraient oubliées à jamais. Mais un calme qui dure depuis 96 ans est obligatoirement rompus. Le conseillé de Proteus arriva dans le bureau de son maître et lui annonça qu’un Inquisiteur était arrivé au spatioport…
_Pfff… encore un frimeur, songea Proteus.
_Oui, mais il demande à vous voir, répliqua Sindri.
_Bon, je termine cette pile et j’arrive, dit Proteus.
_Mais pourquoi vous obstinez-vous donc à remplir ces formulaires?
_Je garde espoir que grâce à mes notes, on trouve dans le futur la solution pour vaincre un monstre quelconque ou pour détruire… Oh! Et puis zut! Allons-y ça me changera les idées…
_Vous avez raison et avec les glandeurs que nous avons au département de l’archéologie…

Un peu plus tard au spatioport…
_Et là, le Nuts lui répond: si tu avais des Gloubs, tu serais garde impérial! lança l’inquisiteur.
Ce fut dans l’hilarité générale qu’arrivèrent Proteus et Sindri. Le garde de la porte principale les annonça et tout le monde se mit au garde-à-vous.
_Commandant! Je vous attendais, dit l’Inquisiteur. Je suis envoyé par l’Ordo Malleus.
_Bienvenue, répliqua Proteus.
_C’est une merveilleuse planète que vous avez là.
_Je vous remercie Inquisiteur, mais pourquoi l’Ordo Malleus s’intéresse-t-il à moi?
_Je vais être bref commandant: et bien voilà, heu… vous devriez vous asseoir.
_Non non, c’est bon, allez-y, assura Proteus.
_Bon bon… Eh bien en fait… une croisade noire se prépare.
_Et alors?… Quoi !?! Une croisade noire!?!
_Oh mon Dieu! dit Sindri.
_Mais comment est-ce possible? demanda Proteus.
_Nous ne savons pas mais nous vous avons choisi pour nous aider.
_Je ne vois pas comment: je n’ai à ma disposition qu’une compagnie de Dark Angels et en plus j’ai beaucoup de travail.
_Mais… Vous êtes notre seul espoir.
_Vous en faites pas un peu trop?
_Peut-être mais on vous a choisi, ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien.
_Bien. A la lumière de ce que vous m’avez dit et étant donné les circonstances, je n’aurais qu’une réponse…
_Je vois venir la boulette! se dit Sindri.
_Recommandez nos âmes à l’empereur, annonça Proteus à la surprise générale.
_Aie! Aie!gémit Sindri
_Mais… comment… mais de qui vous moquez-vous? rugit l’Inquisiteur. Je vous ordonne de me suivre sur Nemesis Ultra.
_Oh! Calmez-vous! C’est bon, j’accepte
_Nous n’allons pas sur La Sainte Terra? demanda Sindri.
_Non. Cette mission est secrète et il y a trop de monde sur Terra. Maintenant, partons. Les Quatres sont déjà sont déjà sur place.
_Les Quatres? demanda Proteus.
_Mais en fin commandant… Ce sont les Quatres… Les plus importants et les plus puissants des hauts seigneurs de Terra.
Sur la passerelle du vaisseau, Proteus et Sindri firent leurs adieux aux habitants de la planète qui leur avaient offert de nombreux présents. Au loin, Proteus vit sa compagnie de Dark Angels embarquer dans la barge du «Numeris Apocalypse».Des gardes du corps fermaient la marche et l’imposante porte du vaisseau se referma. Il était immense et richement décoré, composé de cinquante niveaux: les vingt premiers contenaient le moteur ainsi que les réserves de nourriture, d’oxygène… Pour le reste, il y avait les cabines de l’équipage, des officiers, les réserves de munitions, ainsi que les salles d’entraînement pour les chevaliers gris embarqués comme dans tous les vaisseaux de l’Ordo Malleus. Mais malheureusement, ce jour là…
_Putin! Le téléporteur est en panne, se plaignit l’Inquisiteur.
_Bon… on prend les escaliers, dit Proteus.
Cinq heures plus tard, Proteus fut soulagé de voir la salle de contrôle. De nombreux technoprêtres s’activaient sur plusieurs ordinateurs. Le mur était couvert d’écrans, tous affichants des informations différentes. Un écran principal trônait au centre du mur face à la passerelle. Il y avait un énorme hublot qui permettait de voir devant le vaisseau. De nombreuses tourelles protégeaient les flancs et l’arrière et un escadron de chasseurs se tenait prêt dans le hangar pour intervenir en cas d’attaque.
_On n’a pas idée de faire des escaliers qui font le tour du vaisseau, fit remarquer Sindri.
_C’est le style de l’inquisition, répondit calmement l’Inquisiteur.
_C’est pour ça que j’ai choisi l’armée, ajouta Proteus.
_En tous cas, remit Sindri, c’est pratique pour faire des courses de motojet.
Les deux hommes explosèrent de rire ce qui ne plut pas à l’Inquisiteur et à l’équipage. Tout le monde les regardait ce qui les mis rapidement mal à l’aise.
_J’aimerai que vous contrôliez vos fous rires commandant. Maintenant, nous allons vous conduire à vos cabines. Nous avons un briefing dans une heure. A tout à l’heure.
_Bon, venez Sindri, allons dans nos cabines.
_J’arrive commandant.
Plus loin, avant de sortir de la salle de contrôle:
_Sindri, ne trouvez-vous pas que cet inquisiteur est un peu trop attaché au protocole?
_Pas plus que les autres que j’ai eus la chance de voir commandant.
_Comandant…
_Oui Sindri?
_Je n’ai rien dit.
_Ah bon? Pourtant…
_Comandant…
_Ah… J’ai compris… Le Warp s’empare de moi !!!
_Comandant… C’est l’Inquisiteur… Je peux lire vos pensées… Alors attention…
_Ah oui… heu… d’accord d’accord…

Plus tard, dans la salle de réunion, Sindri et Proteus attendaient l’Inquisiteur qui arriva avec une demi-heure de retard.
_Désolé mais avec ce problème de téléporteur…
Pendant le voyage, Proteus et Sindri furent briefés par l’Inquisiteur. Ils allaient rencontrer les Douzes, les maîtres du ministorium, alors, pas de gaffe autorisée. L’Inquisiteur leur appris quelques règles qu’il fallait à tout prix respecter: parler que lorsque l’on y était invité, ne pas contredire leurs décisions, et, la plus importante, ne pas se plaindre des décisions.
_Ah oui… j’ai entendu parler de ces planqués, dit Proteus.
_Je ne vous permets pas! C’est grâce à eux que l’Imperium survit, s’indigna l’Inquisiteur
_C’est vrai commandant, vous devriez faire attention avec votre mauvaise humeur.
_Ne vous inquiétez pas, je les materais, répliqua Proteus.
Après un long voyage, la barge de l’Ordo Malleus se posa sur le spatioport de Nemesis Ultra. L’Inquisiteur sortit du vaisseau, suivis de près par Proteus et Sindri. Il s’approcha du bord de la plate-forme et, à la surprise des deux amis, il appela un taxi. Proteus crut d’abord à une blague de mauvais goût mais quant le véhicule anti-grav s’arrêta…
_Mais nous n’avons pas le droit au très célèbre «Carossus Administratum» connu dans tout l’Imperium? demanda Proteus.
_Un ambassadeur Eldar est en ville et tous les véhicules impériaux ont été réquisitionnés.
_Ah bah ça commence bien, se dit Proteus

Tous trois embarquèrent dans le taxi qui s’engouffra dans l’immense flot de circulation. La plupart des immeubles dépassaient les nuages. D’immenses panneaux publicitaires éclairaient les profondeurs de la ville (le sol se trouvant 4587 mètres plus bas…). Il y avait des centaines de niveaux de routes. Toutes bouchées par des milliers de véhicules volants. Des marchands ambulants passaient de fenêtres en fenêtres pour vendre toutes sortes de choses inutiles. Certains chauffards s’amusaient à faire des courses (à la verticale). A droite, Proteus observa une course-poursuite: quatre ou cinq speeder poursuivaient une motojet. Le fuyard était de race maraméhène. Proteus eut juste le temps de l’apercevoir qu’un speeder lança une torpille photonique et fit exploser la motojet. Tout de suite après, les speeder firent demi-tour.
_Cette planète me rappelle Coruscant, dit Proteus.
_Avant ou après notre passage? demanda Sindri.
_Heureusement que vous avez pu voir cette magnifique planète avant la catastrophe, dit l’Inquisiteur avec émotion.
_Ah… tiens…
_Bah… heu …
_En fait... nous sommes justement la cause de la catastrophe, dit Proteus gêné.
_Quoi !?! cria l’Inquisiteur
_Hum! Hum!
_Pom pompom…
_Mais alors vous êtes… commença l’Iquisiteur.
_Le grand… dit Sindri.
_Le terrible… rajouta Proteus.
_Le magnifique… renchérit Sindri.
_ … abruti qui a déclenché une aire glaciaire sur Coruscant en détruisant son soleil artificiel, termina l’Inquisiteur en lançant un regard noir.
_C’était un accident… trop de bière de Squig.
_Bière d’origine Ork, souligna l’Inquisiteur, interdite par la loi impériale.
_Mais… elle est si bonne, dit Sindri
_Donc, j’étais bourré, coupa Proteus, et je croyais que je jouais à « Battlefeet 9 » sur l’écran principal, mais il s’agissait du Thunderwack 5 qui transportait les ogives spatio-cryogéniques. Je l’ai fait s’écraser sur le soleil et pouf, plus de soleil.
_Et on ne vous a pas renvoyé de l’armée? J’ai pourtant vu une compagnie de Dark Angel sur votre planète.
_On ne m’a pas renvoyé mais on m’a expédié sur une planète calme et une compagnie m’est restée fidèle. Je suis en quelque sorte un dormant bien que je ne sois pas un espion… Haha !
_Non c’est… c’est moins bien… fit remarquer Sindri.
_Bon heu… hum… heu… c’est quand qu’on arrive ?
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Ectelion

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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:28

2) novembre 2005
gagnant : Mortyaris

texte :



Chapitre II : La mission

Après plusieurs embouteillages, les trois invités secrets arrivèrent sur le parvis du centre secret du Ministorium. Le bâtiment avait, comme tous les autres bâtiments impériaux importants, une architecture gothique. Il servait aux réunions secrètes dont le peuple ne devait pas être averti et était assez petit pour ne pas attirer l’attention. La seule chose dont la population était sûre, c’est qu’il s’agissait d’un centre de stockage d’archives impériales. L’Inquisiteur s’approcha de la porte et prononça un mot de passe incompréhensible pour Proteus et Sindri. Ils entrèrent dans le bâtiment et Proteus fut littéralement éblouis par la beauté du hall: d’énormes fresques représentaient des scènes à la gloire de l’Empereur-Dieu de l’humanité, d’immenses lustres étaient accrochés au plafond. Les frères qui occupaient le bâtiment devaient êtres en prière car Proteus reconnu le chant du « Gloire à Lui et à Sa grandeur ». Un énorme et somptueux escalier de marbre recouvert d’un tapis rouge se trouvait au bout de la salle. D’après Proteus, il menait dans la salle du conseil. Il s’apprêtait à l’emprunter lorsque l’Inquisiteur l’appela:
_Commandant! Pour vous, c’est la petite porte à gauche. Les escaliers, c’est pour les invités secrets de marque.
Proteus tourna la tête et vit la ridicule petite porte sur le côté. La seule protection était un code à trois chiffres. Proteus s’y dirigea avec dédain et se dit:
_Quel abruti celui-là!
_Aha! Vous avez dit: le gel aplati et appuis-là
_Houlà….. Bon bah j’y vais.
_A tout à l’heure commandant! L’Inquisiteur m’a proposé de m’apprendre quelques trucs.
_Faite tout de même attention mon brave Sindri.
Proteus s’approcha de la porte et voulu rentrer le code mais il s’aperçu que l’Inquisiteur ne le lui avait pas donné. Il se retourna et vit qu’il était seul. Il se résolu donc à le trouver lui-même. La série commença: 001,002,003…clac! La porte s’ouvrit.
_Ils ne se sont pas cassé le cul, se dit Proteus.
Après s’être remit de sa surprise, il entra dans une grande salle noire éclairée en son centre par une lumière blanche. Proteus entra hésitant, puis il entendit une voix grave mais lointaine:
_Bienvenue Commandant Proteus.
Il se venait de se rendre compte qu’une paire d’yeux le fixait.
_Vous êtes dans le siège secret du Ministorium. Vous y avez été conviés car vous avez été choisis pour...
_Pour sauver l’Imperium de la menace de la croisade noire… oui, oui, je sais mais, pourquoi moi? Pourquoi m’avoir choisi?
Une deuxième voix intervint :
_Comment osez-vous interrompre Patolus, le grand légat de l’inquisition.
Proteus se tourna et vit une deuxième paire d’yeux qui le fixait à son tour.
_Et à qui ai-je l’honneur?
_Je suis Palamon, le grand connétable, maître des armées de l’Imperium qui… Mais vous recommencez! L’Inquisiteur ne vous a t il rien appris sur les règles à respecter ici?
_Si mais je suis un homme qui obtient ce qu’il…
_Silence!
_Mais laissez…
_Taisez vous ou je vous fais arrêter pour hérésie!
_Mais vous n’avez pas le droit! protesta Proteus.
_On parie? fit une troisième voix. Je suis Salarius, le Fabricator Général. Cela vous évitera une autre intervention intempestive.
_Et vous êtes encore beaucoup comme ça? demanda Proteus.

_Mais c’est qu’il insiste!
_Ohlala !!!
_Mais c’est pas vrai!
_Eh bien il y a encore moi. Je suis Caliastirius, maître de l’Administratum.
_Salutation!
_Bon, coupa Palamon, passons à la mission. Donc une croisade noire se prépare. Nous pensons qu’elle est dirigée par le maître de guerre Mortyaris Gorn, seigneur de la Légion de l’Apocalypse. Les seigneurs infernaux lui ont apporté leur soutien et des légions entières de démons se sont ralliés à sa cause. Chaque jour, il gagne en puissance et le pire dans tout ça…
_Oh non!
_La ferme commandant, la ferme, dit Patolus avec une nervosité contenue.
_Donc, comme je disais, le pire dans tout ça c’est qu’il semble que Gorn ait trouvé un autre passage pour sortir du Warp que l’œil de la terreur et la route de Cadia qui elle-même est condamnée par la treizième croisade noire d’Abaddon. Mais le point positif dans tout ça, c’est que cet abruti d’hérétique a atterri assez loin de Terra mais on ne sait pas ou.
_Tous les agents de l’Administratum sont sur le coup à la recherche d’information le concernant, assura Caliastirius.
Proteus, pour ne pas risquer de commettre d’infraction, leva la main pour poser une question:
_Heu… Pourquoi moi?
_Tout simplement pour regagner votre honneur. Car après l’incident de Coruscant vous avez été disgracié. Mais grâce à vos états de service, nous avons décidé de vous mettre de côté. Quant aux Dark Angel, c’est votre cousin Azrael qui en a pris le commandement, dit Salarius.
_C’est en quelque sorte une course pour l’honneur, fit Caliastirius.
_Mais vous êtes obligés d’accepter, fit remarquer Palomon.
_Je dirais plutôt, faites-le pour l’Imperium, corrigea Patolus
Après un cours silence et après que Proteus ait emmagasiné tout ce qui avait été dit :
_Heu… Permission de parler?
_Accordée.
_Je ne pourrais pas vous voir un peu plus? Parce que des petits yeux rouges injectés de sang… ça me fait assez peur.
_Non, vous n’avez pas le droit de connaître nos identités.
_Réfléchissez la prochaine fois avant de poser une question, s’indigna Palomon. Bon, je termine : Gorn a réussi à s’échapper de l’œil de la terreur avec son armée d’hérétiques mais heureusement, les démons, qui représentent le gros de son armée, sont restés coincés.
_D’après les rapports de certains inspecteurs de l’Ordo Malleus, Gorn utiliserait des psykers corrompus pour servir de portails aux démons. Ce procédé lui permet de rassembler son armée assez rapidement. Il se pourrait même qu’il utilise les psykers pour faire sortir la plupart des démons voulant se relier à sa cause. C’est pourquoi nous devons agir assez vite.
_Question : c’est bien joli tout ça mais comment vais-je faire? demanda Proteus.
_L’Adeptus Mechanicus s’engage à vous fournir un croiseur de classe « Annihilator » ainsi qu’un vaisseau de combat type « Zeta », lança Salarius.
_Vous serez accompagné d’une escouade de chevaliers gris ainsi que d’un inquisiteur. Ceci vous aidera à combattre les manifestations chaotiques que vous rencontrez, promit Patolus.
_Quant à moi, fit Palomon, je vais vous fournir un document disant que les forces impériales que vous rencontrerez devront vous apporter toute l’aide dont vous aurez besoin. J’ai aussi pris le soin de vous préparer une équipe de choc composée de la fine fleur des armées de l’Imperium qui vous sera présentée plus tard.
_L’Administratum vous offrira une équipe des meilleurs scribes et technoprêtres pour mener des recherches sur les indices que vous trouverez, ajouta Caliastirius.

_Eh bien je vous remercie messieurs et que l’Empereur vous garde mais je voulais savoir si Sindri, mon conseillé, m’accompagnera.
_Mais oui, bien sûr. Il doit d’ailleurs déjà vous attendre au spatioport. Mais il y a une dernière chose, vous devez savoir que Gorn est un expert en matière de magie. C’est un ancien élève d’Arihman, le maître des Thousand Sons. Il fait des ravages sur les champs de bataille. Vous devrez faire attention mais grâce aux chevaliers gris, vous n’avez rien à craindre.
_Ne trouvez-vous pas que c’est un peu maigre comme force d’assaut pour contrer une croisade noire? Parce que sur Cadia par exemple, il y a au moins quinze chapitres Space Marine impliqués ainsi que plusieurs centaines de régiments de la garde impériale, sans compter les forces de l’inquisition et de l’Adeptus Mechanicus.
_Vous avez raison, approuva Palomon, mais j’ai dû impliquer la plus grande partie des forces impériales dans la bataille de Cadia. Mais avec vous, nous ne cherchons pas à faire une démonstration de force, nous vous envoyons pour tuer Gorn en évitant un affrontement trop
important. Si vous attaquiez de front, vous seriez balayé. C’est pourquoi vous devez tuer Gorn rapidement ainsi que ses principaux généraux. Et au mieux, vous pourrez sauver votre vie et celle de votre équipage.
_Donc laissez moi résumer : vous voulez que j’empêche Mortyaris Gorn de lancer une croisade noire avec une force militaire relativement restreinte ce qui m’oblige donc à adopter une stratégie kamikaze. Gorn est entouré par un océan d’énergie chaotique qui corrompt tout sur une grande distance et dès que notre vaisseau y pénétrera nous serons repérés. Et pour finir, je n’ai quasiment aucune chance de revenir vivant. Mais il y a un point positif, je finirais à la droite de l’Empereur jusqu’à la fin des temps.
_En gros, c’est ça, dit Caliastirius.
_J’aimerai que vous envisagiez ce sacrifice de manière plus positive, et d’ailleurs, vous avez une chance de vous en sortir, ajouta Palomon.
_Et qui est l’Inquisiteur qui m’accompagnera?
_Il s’agit de frère Mathias, il est encore Ange de l’Empereur mais il a les compétences requises pour cette mission, assura Patolus.
_Quoi !?! Vous me confiez de la bleusaille pour contrer une croisade noire ? Mais c’est n’importe quoi ! Pourquoi ne pas me donner l’Inquisiteur qui m’a mené jusqu’ici ? Il a l’air beaucoup plus puissant ! Et sans doute serai-je accompagné d’un régiment de cadets ?
_Eh bien heu…, commença Palomon.
_Je ne le crois pas… Eh mais c’est pas Raid Aventure, c’est pour une croisade noire.
_Mais ne vous inquiétez pas, nous au moins, nous savons produire du bon matériel, dit Salarius.
_Je n’aime pas ce ton, monsieur le Fabricator Général, répondit Palomon.
_Il est clair que depuis la bataille de Karsia, môssieur le connétable a eut des problèmes pour la gestion de son service.
_Je ne vous permets pas !
_Bon moi, j’en ai mare de pas vous voir alors…, commença Proteus.
A ce moment, une forte lumière éclaira la salle, les Quatres furent éblouis l’espace d’un instant. Lorsque la lumière disparue, personne ne savait ce qui c’était passé sauf…
_Commandant ! Qu’avez-vous fait ? demanda Palomon
_Et bien je voulais vous voir alors…
_Alors…
_Alors j’ai allumé mes feux de tunnel.
_Sortez immédiatement !!! rugit Palomon.
_Excusez-le, dit Salarius, mais Palomon sait toujours mieux critiquer les autres que lui-même.
_Arrêtez vos enfantillages, je viens de recevoir une nouvelle importante, coupa Caliastirius.
_Parlez mon ami, dit Patolus.
_D’après nos renseignements, Gorn aurait quitté le Warp en se frayant un passage dans le Maelstrom. Il se serait ensuite réfugié vers l’est.
_Vers l’est ? Hum… Cela le rapproche de l’empire Tau, du royaume de l’archi-pyromane de Charadron, des nécrons, des flottes-ruches… La tâche va être plus dure à accomplir…
_Mais c’est très loin, remarqua Salarius.
_Ce n’est pas grave, rassura Proteus, nous utiliseront le Warp.
_Eh bien à ce propos, nous ne disposons plus d’aucun vaisseau possédant des moteurs Warp. Vous serez donc obligés de faire le voyage en plusieurs mois.
_Pfff…Et môssieur prétend pouvoir fournir du bon matériel.
_Ne recommencez pas vous deux ! On m’informe que Gorn aurait rallié plusieurs traîtres à sa cause. Et maintenant, ces hérétiques saccagent leurs planètes et tuent leurs frères. Comme ça, lorsque Gorn arrive sur la planète en pleine guerre civile, il balaye toute résistance.
_Il y a aussi des hérétiques ? Dans ce cas, nous vous accordons des représentants de l’Ordo Herecticus. Nous allons vous fournir une escouade de sœurs de bataille commandée par sœur Adelle sortie du couvent de notre très sainte et respectée mère Kurockrom.
_Je trouve, mon cher Patolus, que vous n’êtes pas trop généreux pour vos aides militaires.
_Je tiens à vous faire remarquer, mon cher Palomon, que je joue sur la qualité et non sur la quantité, si vous voyez ce que je veux dire…
_Commandant, sortez et attendez mon second qui vous conduira au spatioport. Nous avons des choses importantes à régler, dit Palomon.
_Bonne chance, lança Caliastirius.
_Il lui faudra plus que de la chance grâce à certains… rajouta Patolus.
_Oh mais fermez-là ! cria Palomon.
C’est alors que commença une énorme dispute entre les hauts seigneurs. Proteus se dépêcha de sortir pour échapper à cette tempête. Il ferma la porte et sentit une main sur son épaule. Il se retourna et vit l’Inquisiteur :
_Alors ?
_Quelqu’un va venir nous chercher pour nous emmener au spatioport.
_Eh bien je n’ai plus qu’à vous souhaiter bonne chance!
_Oui oui, c’est ça…
Proteus vit l’inquisiteur s’éloigner et se tourna vers Sindri:
_Comment s’est passé votre petit moment avec l’inquisiteur?
_Les questions entraînent le doute, le doute entraîne l’hérésie, l’hérésie entraîne la mort.
Proteus observa Sindri avec des yeux ronds. Quel monstre avait-il créé en le confiant à l’inquisiteur ? Personne ne le savait…
_Mais nan je déconne! lança Sindri en explosant de rire.
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:29

3) décembre 2005
gagnant : glloq59


texte : perdu dans la version 2...

4) janvier 2006
gangnant : Mortyaris


texte :





Chapitre III : Le départ

_Eh bien ! Il est grand ce spatioport, remarqua Sindri.
_C’est vrai, ça change de chez nous admit Proteus.
_Je vais maintenant vous laisser, dit Lignole. Le commandant en chef va venir vous chercher. Je vous souhaite bonne chance !
_Haha, très drôle, vraiment…, ironisa Proteus.
_Nous allons enfin partir, se réjouit Sindri. J’ai hâte de rencontrer l’équipe de choc de Palomon.
_A ta place, je m’attendrai à quelques surprises…, dit Proteus.
_Pourquoi dites-vous ça ? demanda Sind ri.
_Laisse tomber va…
Pendant que les deux amis attendaient, Proteus observa le vaisseau qui allait les aider à accomplir leur mission. Equipé de nombreuses tourelles de défense, il paraissait terrifiant. Salarius ne s’était pas reposé… Plus tard, Proteus reçu un message télépathique :
_Commandant, ici Sixa, nous attendons les ordres.
_Autorisation de vous poser. Notre bon vieux « Numeris » ne nous accompagnera pas cette fois. Commencez à embarquer dans le « Vengeur ». Terminé.
_Vous venez de l’inventer ? demanda Sindri.
_Pourquoi ?
_Oh pour rien …
_S’il vous plait, pas de liaisons télépathiques. Vous pourriez faire exploser les réservoirs.
Proteus se retourna et vit un minuscule bonhomme.
_Un squat ! Mais comment avez-vous trouvé une combinaison à votre taille ?!? Bon nabot, j’attends le commandant en chef alors retourne balayer les soutes !
_Je suis Akos, commandant en chef du spatioport secret de Striya 5.
_C’est une manie chez vous de faire des gaffes ? demanda Sindri.
_Maintenant, si vous voulez bien suivre le nabot…reprit Akos.
Ils le regardèrent s’approcher d’une colonne puis s’avancèrent.
_Mon bureau est au quinzième niveau et…
_Et il n’y a pas d’ascenseur. On sait, on est habitué maintenant…
_Et nous allons donc nous asseoir !
Proteus et Sindri virent Akos s’asseoir sur une banquette. Elle était accrochée à un rail qui faisait le tour de la colonne et permettait d’accéder aux niveaux supérieurs.
_Enfin un truc qui marche, dit Sindri.
_Ouais ! Pas comme l’Inquisition : tout dans l’image, rien dans le matériel ! rajouta Proteus.
Akos mit l’escalator en marche. Ils ressentirent une petite secousse puis décolèrent. La machine était assez lente et diffusait une musique d’une minute en boucle.
_Ce que j’ai dit pour l’Inquisition est aussi valable pour la garde impériale !
_On fait avec ce qu’on a étant donné que tout le budget de l’armée va dans la déco de l’Inquisition… se plaignit Akos.
_Ne leur mettez pas tout sur le dos ! s’indigna Proteus
_Je n’aime pas ce ton ! N’oubliez pas que je suis votre supérieur…
_Juste hiérarchique ! rajouta Proteus en regardant Akos dans les yeux.
_Premier niveau, dit la machine.
_Bon à toute à l’heure…
Cela fait longtemps que les escalators sont en service dans les spatioports. Ils sont habituellement rapides sauf dans les spatioports de moindre importance comme celui-ci (ça coûte cher…)
En voici la raison :
Un jour, dans le spatioport d’Andalus, le comandant qui attendait l’escalator vit arriver un utilisateur recouvert de champignons et de poussière. Bien que le message eut été exagéré, le commandant fit la demande de procéder à quelques travaux sur les escalators. Cela fut fait mais on découvrit par la suite que l’individu était possédé par le seigneur de la peste…
_Niveau quinze !
_Réveillez-vous commandant ! Nous sommes arrivés !
_Je vais chercher les clés du vaisseau, dit Akos.
Peu après…
_Bravo ! Quelqu’un a rappelé l’escalator, annonça Proteus.
_Nous devons donc attendre, se résolut Akos.
_Non on saute !
_Jamais je ne…
Akos n’eut pas le temps de finir sa phrase que Proteus le souleva et le jetta en-bas. Les deux autres ne tardèrent pas.
_Bon dez ! Me suis cassé le dez !
_C’est pas grave, sa va sécher, promit Proteus

Après une longue et lente descente…
_On a l’impression de vivre au ralentit ici, dit Sindri.
Le véhicule à gyrophare d’Akos s’approcha de la piste d’envol où se trouvait le vengeur et la compagnie de Proteus.
_Avant de partir, je dois vous présenter votre équipe, dit Akos.
Ils se dirigèrent vers la porte du vaisseau puis il commença :
_Voici le frère capitaine Nark. Je crois que vous vous connaissez déjà.
_Ho oui ! dit Proteus nostalgique.
_Au rapport Commandant Proteus Protéine !
_Je t’ai dis de ne plus m’appeler comme ça !
_Haha !
_Bon passons… Voici maintenant Feng’shui et Tamagosh’ui. Un éthéré et son suivant pour un peu de positif dans cette mission…
_J’avais besoin de me faire remonter le moral !
_Ne vous en faites pas ! Le soleil brille et la vie est belle ! Tout va bien se passer, lança Feng’shui avec un sourire radieux.
_C’est vrai ! rajouta et Tamagosh’ui.
_Maintenant, Sœur Adelle. Membre des « Sœurs de batailles », elle vous aidera à combattre les hérétiques que vous rencontrerez.
_Je suis fière de servir l’Empereur à travers cette mission, lança-t-elle.
_Je crois savoir pourquoi…
_Un peu de tenue commandant ! J’en arrive donc à Ultrad. Ce grand prophète eldar vous guidera grâce à sa sagesse millenaire.
_Heu…Merci du coup de main…
_Et enfin , un assassin Vindicare, le meilleur de sa promotion.
_Oh non ! je ne veux pas de tafioles dans mon groupe ! Il va y avoir du combat !
_Mais… il est vraiment très bon ! assura Akos.
_Même… je déteste les snipers ! Vous remarquerez que ma compagnie n’en contient aucun…
A ce moment là, Akos leva la main. Aussitôt, une lumière rouge apparut sur le front de Proteus.
_Quand je dis non, c’est non ! Je suppose qu’il ne m’entend pas ? demanda-t-il.
-Non, répondit Akos.
_Très bien, j’ai appris le langage des signes…
Proteus s’avança et leva le bas. Il étendit ses doigts puis en referma quatre.
_J’espère avoir été assez clair.
Splatch !
_Aaaaaaaaaaah !
_J’ai oublié de vous préciser qu’il était très susceptible…
_Il m’a défoncé le pied l’encu…
_Stop ! hurla Sindri.
_Merci… Aie ! Moi, je suis rancunier, dit Proteus avec un sourire narquois. Aie ! Sergent Stratuuuuuuuuuuuus !
Un homme s’approcha de Proteus et lui confia quelque chose. Akos ne put le découvrir que lorsqu’il se retourna : il tenait un énorme fusil plasma. Il le régla à la puissance maximum, puis tira. Une énorme boule lumineuse jaillit du canon et alla s’écraser sur le mur du fond.
_Bon, ma compagnie, rejoignez vos quartiers. Nark, Adelle, Ultrad, Feng’shui et Tamagosh’ui, au troisième niveau. Embarquez les véhicules par la porte de derrière. Allez on se bouge !
_Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ? Vous avez tué l’un de nos meilleurs éléments sniper, sans parler du mur du fond ! rugit Akos.
_Tiens… je m’en fous ! lança Proteus avant de lui tourner le dos et de disparaître derrière l’imposante porte du vaisseau.
A l’intérieur du vaisseau, Proteus en profita pour observer le bijou de Salarius : il se trouvait dans le hangar principal. Des rangées de chasseurs drônes se tenaient là, ils étaient prêts à intervenir à tout moment. Puis il vit le Zeta ! Il était magnifique dans sa couleur noire et rouge. Il possédait deux canons au bout des ailes ainsi qu’un formidable réacteur. Impressionné, Proteus s’avança et le caressa, l’écouta respirer… l’embrassa même ! Mais le contact avec la peinture fraîche le sortit de son émerveillement.
_Bordel de chiotes ! ajouta-t-il avant de disparaître dans l’ombre…

Quand il arriva devant le télétransporteur, toute l’équipe était là.
_Bon, tout le monde au troisième, briefing dans une heure !
_Excusez moi, je suis en retard.
Proteus se retourna et vit un jeun homme essoufflé.
_Mais… vous êtes qui toi ?
_Inquisiteur Mathias pour…
_Ok ok… bon troisième, dans une heure !
Chacun leur tour, ils disparurent. Puis ce fut au tour de Proteus et Sindri. Ils indiquèrent « salle de contrôle » puis entrèrent sur la plate-forme et se retrouvèrent dans la salle des machines.
_Heu… il y a un sérieux problème, remarqua Sindri.
Jorgen le machiniste vint à leur rencontre :
_’Soir commandant ! ’Zètes perdu ?
_Vous, fermez là !
_Tutus ! chuis dans une capsule de survie !
_Nark, prend les esca…
_Je suis dans la zone de décollage des chasseurs !
_Ne vous en faites pas Sœur Adelle, prenez…
_Le monde est très sombre ici ! Ce n’est pas positif !
_Bon les Tau…
Puis un message télépathique :
_C’est l’heure de manger ? Je suis au refectoire et…
_Fermez là ! Tout le monde se dirige vers les escaliers et monte dans sa chambre ! Quant à nous, une longue marche nous attend…
_Je me sens fatigué…
_Et ça ne fait que commencer, crois-moi…
_Bon regardons le plan. Mais c’est écrit en quelle langue ?
_Je crois que c’est du heu… du squat !

Il vaut mieux pour vous que ça s’arrête ici… Mais je vais vous aider : si vous demandez aux mécanos, ils vous répondront qu’ils ont entendu assez d’insultes et de jurons pour êtres sourds. On dit aussi que Sindri aurait frappé le commandant en lui rappelant que ce n’était pas bon pour son image et ses nerfs…
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:31

5) février 2006
gagnant : Mortyaris


texte :




L’école des fées


Une nouvelle année commence à l’école des fées ! Nos cinq héroïnes : Luna, Darla, Ekla, Tida et Ona vont entrer en deuxième année de magie. Toutes plus excitées les unes que les autres, elles se retrouvent devant le grand portail magisque de l’académie :
_Salut Luna !
_Salut Ekla !
_Salut Luna !
_Salut Tida !
_Salut Ona !
_Salut Darla !
_Salut Tida !

Quelques minutes plus tard…
_C’est trop top de toutes se retrouver !!! dit Darla.
_Complètement ! approuva Tida.
_Grave ! renchérit Luna.
_Je me demande si Brian est arrivé, dit Ona à haute voix.
_Hihihihihihihihihi
_Hihihihihi
_Huhihihu
Et ainsi de suite…

Passons maintenant, après les héroïnes aux… cocaïnes ??? Non… Aux… méchantes ! Et oui ! Elles se tenaient toutes les trois, isolées des autres, à l’entrée de l’académie. Elles se nommaient…
_Storm.
_Dark.
_Pogot.
On a dit toutes les trois, isolées…
_Bah oui, à qui on parle les filles ? demanda Storm.
_Tais-toi ! C’est pour faire style ! aboya Dark en rejetant ses cheveux gris en arrière.
_Ouais… approuva Pogot en replaçant ses cheveux rouge sombre devant ses yeux.
_Ok… termina Storm en tripotant ses cheveux, ne sachant quoi en faire.
Leur discussion fut interrompue par la sonnerie de l’école et elles s’y dirigèrent.

_J’ai une idée !!! hurla Luna, la belle blonde aux mèches noires.
_Quoi ? demandèrent les autres.
_Si on formait un club ?
_Ouais ce se serait top tendance !!! approuva Darla en secouant sa tête et ses cheveux noirs.
_Quel serait notre nom ? demanda Ekla, en tortillant sa chevelure rousse.
_Pourquoi pas… « Wonder-Beauty Team » ? proposa la sombre brune Tida.
_Ouais ! Top tendance !!! cria Darla.
_Je suis pas trop sure… fit remarquer Ona, la blonde colorée.
_Moi aussi… dit Ekla.
_Je sais !!! hurla Luna.
_Quoi ? demandèrent les autres.
_Le “Twax Club” !
_…
_Heu…
_Top tendance !
_Ouais !!! hurlèrent-elles en cœur.
Leur discussion fut interrompue par la sonnerie de l’école et elles s’y dirigèrent.

_J’espère que nous pourrons nous venger de ces petites pestes cette année ! lança Dark.
_Elles le méritent bien ! approuva Pogot. Depuis ce concours de coiffure, nous sommes la risée de toute l’académie !
_Mais les filles ! C’est pas grave : y’a pas plus de deux-cent élèves ici…
_La ferme !

_J’espère que nous pourrons nous nouer d’amitié avec les « trois sombres », annonça Ekla.
_Ouais ça serait vraiment trop cool ! Comme ça on serait dix dans les twax !!! se réjouit Luna.
_Je crois que tu t’es trompée Luna, annonça Tida.
_Ah ?
_Faire dix twax est impossible car…
Petit silence.
_Elles ne veulent pas être nos copines !!!
Autre petit silence.
_Tant pis !
_Hihihihi !!!
Gloussement général…

Pendant ce temps, sous le parc de l’académie…
_Messieurs, le jour est arrivé… Ce lieu d’hérétisme va connaître sa chute de votre main ! annonça fièrement le colonel Barok.
Les dix hommes de son peloton avaient été choisis par lui-même. Ils ne pouvaient faillir ! Barok appuya sur une télécomande est un écran descendit du plafond. Une vision numérique de la surface leur apparut et ils virent… On entendit un sifflement admiratif et le colonel resta bouche bée.

Quelques minutes plus tôt : les deux groupes se rencontrèrent sur le chemin de leur classe :
_Les filleuh ! Regardez : la bande de Dark ! Youhou Dark !!!
_Eho !!!
_On est làààààààà !!!
En entendant son nom, Dark se retourna et tomba nez à nez avec ses pires ennemies qui se trouvaient environ deux mètres derrière elle.
_La ferme !!! hurla-t-elle pour que les petites idiotes comme elle les appelait cessent de lui crier dans les tympans.
_Salut les pestes ! lança Storm.
_Ah non ! Maintenant, on est les twax !
_Mais c’est…
_Top tendance ?
_Nul à chier ce nom !!!
_C’est pas gentil ça !
_Ouais ! Luna s’est donnée du mal pour l’inventer figure toi !
_Et alors ? lança Pogot en éclatant d’un rire malveillant.
Elle prononça une incantation et un anneau de feu entoura les twax. Derrière moi les filles ! cria Darla.
Aussitôt, un anneau de glace se forma autour du petit groupe. Les têtes se cognèrent et des sandales furent un peu écrasées mais sinon, pas de blessées !
_Bravo, vous avez fait des progrès les filles, lança Dark. Mais pourrez vous résister à ça ?
Elle bougea ses mains et une formidable bourrasque de vent s’abattit sur les twax, soulevant leurs mini-jupes et leurs bandanas (tenue réglementaire en cas de hautes températures mais ces chaudasses les portaient même en hiver ^^)
_Ca se passera pas comme ça ! Avec moi les filles !
Les twax joignirent leurs pouces et une lumière se plaça au-dessus des sombres…
_Maintenant ! hurla Darla.
Elles se jetèrent toutes sur les sombres et le combat commença : on tirait les cheveux, déchirait les chemises, marchait sur les pieds… Après un âpre duel face à Pogot, Luna reçut une gifle qui la fit saigner de la lèvre. Elle s’évanouit aussitôt ! Les membres des twax se précipitèrent au secours de leur camarade. Elles étaient à genoux face aux sombres qui souriaient méchamment.
_On vous a eu !
_Han ! lança Ona, dépitée.
_Vous allez payer pour tout ce que vous nous avez fait !
_Il y a forcément une solution… songea Luna alors que Dark s’apprêtait à leur donner le coup de grasse.
A ce moment, le sol explosa et onze hommes apparurent. Devant eux, huit collégiennes en sous-vêtements à cause du combat.
_Sorcière ! Nous ne vous laisserons pas pourrir notre imperium à nous !!! lança le lieutenant Marcel.
_Nan tu crains Marcel ! Apprend à parler au moins ! le réprimanda le major Solt.
_Silence vous deux ! Et Solt, ne rabaisse pas tes camarades s’il te plait !
_Oui tonton…
_Il n’est major que parce que le colonel l’a voulu, fit remarquer le capitaine Flint.
_Retire tout de suite ça !
_Ben voyons !
Un petit débat se déclencha, la troupe divisée en deux camps. Puis Luna intervint :
_Juste comme ça, nous ne sommes que des fées messieurs ! Mais elles sont des sorcières ! rajouta-t-elle en pointant du doigt les sombres.
_Petite peste lança Dark, les yeux jetant des éclairs.
_Elles tentent de nous embrouiller ! Feu à volonté !!!
un déluge de feu s’abbatit sur les twax : bolter lourd, bazooka, lance-flammes même… Bientôt, il ne restait plus des twax qu’un petit tas de cendre…
_Bravo messieurs !
_Joli travail ! observa Dark. Nous pourrions faire de grandes choses ensembles…
_Tais-toi sorcière ! Ta place et celle des tes copines est dans les vaisseaux noirs de l’inquisition ! Emmenez les !
On leur mit les menottes et la troupe se rinça l’œil un moment…
_Colonel, on peut…
_Ok, vous pouvez les interroger !
_Yeeeeeeeeaaaaaaaaah !!!!
_Je viens avec vous ! ajouta le capitaine Flint. Avec la magie, on est jamais de trop !
_Moi aussi !
Un instant plus tard, le colonel se retrouvait seul.
_Heu… Il m’en faut au moins deux pour nettoyer le reste de ce temple profane…
Tirade de jurons générale…
_Bon, on tire à la courte paille…
Encore un instant après…
_Bah voilà ! C’était pas compliqué !
Ils marchèrent dix minutes et arrivèrent devant le portail principal. Un missile s’abbatit sur le château et…
_Si on est resté que pour une frappe orbitale…
_Il n’y a que la moitié droite du château qui est détruite et selon mes plans, dans l’aile gauche…
_Vous voulez dire que…
_Ouaip !
_Je prends enfin ma revanche sur cet abrutit de Solt, dit Flint en se frottant les mains.
_On aurait pu me dire qu’on allait détruire l’aile droite… J’y aurais bien fait un tour… annonça le sergent Gretel.
_Hum ! Hum !
_Bon bah tu monte la garde ici ok ?
_Je ne lui tournerais plus jamais le dos, fit remarquer le colonel Barok
_Moi non plus ! approuva Flint.



on sais pas comment il a gagné ^^
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:33

6) mars 2006
gagnant : Mortyaris

texte :





Chapitre VII : Fait pas chaud !


Pendant que l’alarme sonnait, Proteus, suivit des autres membres de l’équipe, se dirigeait vers la passerelle. Arrivé, il demanda un rapport de la situation au lieutenant Cold :
_Deux vaisseaux en approche commandant. Chasseurs légers. Leurs intentions sont pacifiques.
_Evidemment, vous savez déjà tout ! lança Mathias sur un ton nonchalant.
_C’est que… Nous avons reçu un message de leur part.
_Ne jouez pas à ça avec moi…
_Mais ta gueule Mathias ! Tu vas pas faire ton cinéma ! Cold n’est pas un hérétique…
_Mais je fais mon travail commandant, répliqua-t-il à Proteus en perdant un peu plus de sa récente assurance.
_Oh… Ta gueule… Bon, merci lieutenant. Je vais m’occuper de ce journal de bord à la con avant que nos amis arrivent.
Proteus s’assit sur son fauteuil, dominant la passerelle, face au hublot principal.
_Journal de bord. En ce jour du 38ème jour de l’expédition comme il a été dit quelques heures plus tôt, nous arrivons dans le système de Valhalla. Fin de l’enregistrement.
_Il était temps ! Après notre départ prématuré de Nemesis Ultra… dit Sindri, un brin ironique.
_Je n’aime pas ce ton… Bon, préparez-vous nous allons atterrir.

Valhalla ! La planète des glaces ! Réputées pour sa lutte farouche contre les orks et son rude climat (et aussi pour sa glace à l’Arank…). Une fois de plus, le Zéta était de sortie. Et, une fois de plus, Proteus, Sindri et Nark partaient à la rencontre des habitants de la planète. Au sol, ils furent accueillis par le commandant Stomper :
_Bienvenue camarades ! Qu’est-ce qui amène les serviteurs de la mère patrie ? demanda celui-ci avec un fort accent slave (bien que dans l’espace, cet accent ne peu exister)
_La mère patrie ? reprit Nark.
_Nous avons été choisis pour contrer une croisade noire, expliqua Proteus en lançant un regard noir à Nark, et nous manquons de carburant pour accomplir notre mission.
_Désolé camarade mais je n’ai pas le droit…
_Voici un document qui vous autorise.
Stomper le saisit puis l’observa. Après un rapide examen, il explosa de rire :
_Hahahahaha !!!
Nos trois héros restèrent abasourdis :
_…
Puis Stomper se ressaisit :
_Hum ! Hum !
Il remarqua les regards interrogateurs des nouveaux venus et jugea utile de leur donner une explication :
_Désolé camarades, mais ce texte ne vaut rien.
_Merde ! cracha Proteus.
_Palomon a dû faire une connerie… pensa Sindri.
_Attendez-nous commandant, nous revenons tout de suite, lança Proteus au bord de l’infarctus.
_Sûrement pas ! Je vous arrête pour reproduction illégale des documents militaires et pour tentative de piraterie ! rugit Stomper. Vous allez vous expliquer avec le camarade général Iniousniev. Le commissaire Priteur va vous escorter.
_Je refuse ! Nous sommes victimes d’une erreur !
_L’erreur est que vous soyez venus ici ! Arrêtez ces traîtres !
Aussitôt, dix soldats encerclaient les trois compagnons d’infortune. On leur passa les menottes et le Zéta fut « investis » par les douaniers. On les fit grimper dans une chimère qui, après une quinzaine de minutes, les amena au QG des forces impériales. Ils marchèrent jusqu'à la tente principale sous laquelle se trouvait de nombreux ordinateurs, calculateurs,… En son centre trônait une imposante carte numérique qui informait les stratèges impériaux à la seconde où une présence ennemie était détectée.
_Fait pas chaud… remarqua Proteus.
_C’était à prévoir, répliqua Sindri, le sourire aux lèvres, emmitouflé sous plusieurs couches d’épaisses fourrures.
_Silence, gronda Priteur.
Ils s’arrêtèrent dans une sorte d’antichambre et furent reçus par un lieutenant d’après ses épaulettes.
_Nous demandons audience au…
_Ok, ok… Passe mais m’embrouille pas…
Priteur, bien que perplexe, obéit et passa un rideau pour accéder à… la « salle principale » de la tente. La salle de la carte numérique. Sur laquelle était d’ailleurs appuyé un homme au regard fatigué qui fixait intensément la carte. Celle-ci était normale puis devient bleue, puis rouge, puis de toutes les couleurs qui défilaient de plus en plus vite, ce qui donna la nausée à Nark. L’homme tint encore quelques instants mais détourna finalement son regard.
_1 minute 37 ! annonça-t-on.
Aussitôt après, une ovation était adressée au récent « champion ».
_Heu… Général ? se risqua Priteur.
_Oui ? Ah, Priteur… Je vous ai déjà dit que la date de la finale était déjà fixée. Votre équipe aurait dû mieux s’entraîner… annonça Iniousniev en roulant les « r » avec ce mystérieux accent.
_Ce n’est pas pour ça –tricheur-, on a chopé des pirates à Mansk et ce glandeur de Stomper nous les envoie…
_Pfff… Qu’est-ce qu’ils voulaient ?
_Du carburant pour la galaxie d’une croisade noire…
_Heing ?
_Un gros mensonge bien compliqué…
_En fait, nous devons contrer une croisade noire… OUF !!!
Nark n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Priteur lui asséna un violent coup dans le plexus.
_Qui t’a permis de parler ? cria celui-ci.
_Une croisade noire dis-tu… répéta Iniousniev.
Il les observa puis dit finalement :
_Ils ont pas la tête de l’emploi… Bon, donne-leur tout ce qu’ils veulent, lança-t-il à l’adresse de Priteur. Les orks se tiennent tranquilles ces temps-ci.
_Mais, général…
_C’est un ordre Priteur… Allez allez !
_Bien général…
Ils sortirent de la tente et après un nouveau trajet en chimère, ils étaient de nouveau au spatioport, près du Zéta.
_Mon bon Priteur, commença Proteus, nous aurions besoin de quelques vivres en plus.
_Ainsi que plusieurs caisses de glace à l’Arank. Assez pour une compagnie space marine ainsi que ma consommation personnelle, rajouta Nark.
_Sans oublié le carburant, renchérit Sindri.
_Mais vous êtes fous ! Vous enlevez aux soldat leur seul réconfort ! Nous allons devoir attendre un mois la nouvelle livraisons de glaces ! Et moi ze veux ma glace tous les soireuuuuuuuuuu !!! Ouin !!!
_Reprenez-vous mon vieux ! Ok, on vous en laisse un peu…
_C’est… c’est vrai ?
_Promis !
_Signez-moi quand même ce papier, répliqua Priteur totalement calme avec un large sourire.

_Alors Eldran ?
_Ils sont remontés dans la chimère. Ils retournent au Zéta.
_Ils pourraient se dépêcher…
_Ouai…
_Arrêtez de vous plaindre les jeunes. Ils vont bientôt revenir. Tu joues Tarak ?
_C’est fait mon cher.
_Autant pour moi…
_Et là qu’est-ce qu’ils font ? demanda à nouveau Bletib.
_Mais attend un peu Bletib… le réprimanda Kürz.
_Il a raison, approuva Sirk.
_Il y a du nouveau ! annonça Eldran.
Aussitôt, les trois gretchins se jetèrent sur lui, avides d’en savoir plus. Tarak arriva à leur faire lâcher prise et Ultrad put enfin se relever.
_Le commissaire Priteur leur demande ce qu’ils veulent prendre avec eux, comme l’a ordonné son supérieur.
_J’veux des frites !!!
_J’veux des armes !!!
_J’veux une cape !!!
_Je vais demander au commandant si c’est possible…

_Je suppose que vous êtes fier de vous commissaire ?
_Assez oui…
_Je me… Flash !
Les yeux de Proteus venaient de s’allumer.
_Attendez… Mais merde Ultrad ! Je vous ai déjà dit cent fois d’utiliser la radio ! Flash !
Ses yeux s’éteignirent.
_Krzzz… êtes content ? Est-ce que… quelque chose… aussi ?
_Comment le savez-vous ?
_Je vois par votre esprit depuis tout à l’heure.
_Et ma vie privée ? Bon… On vous ramène quoi ?
Zap ! Ultrad et les quatre orks venaient d’apparaître.
_Désolé, je n’ai pas pu les retenir…
Après ces mots, les trois gretchins partirent de tous les côtés. Ils revinrent quelques minutes après. Sirk avait un képi orné d’un aigle impérial et avait dans le dos une mitraillette semi-automatique. Bletib tenait sous le bras un lance roquettes et Kürtz avait trouvé sa cape, beige, et avait autour du coup un étrange talisman triangulaire. Il avait également un casque étrange.
_Où avez-vous trouvé ces habits ? demanda Priteur, visiblement nerveux.
_A un gars aveugle là-bas…
_Mon dieu… souffla Priteur juste avant qu’un petite explosion retentisse.
_Oups… murmura Kürtz.
_C’était un si bon psyker… Enfin bon ! Vous avez tout ce que vous voulez ? redemanda Priteur pendant que Tarak et Ultrad revenaient avec quelques paquets.
_Je pense que cela suffira.
_Encore heureux… Je pense que vous savez où se trouve la sortie ? Une escorte vous sera fournie pour quitter le système.
_C’est trop gentil de votre part !
Ainsi, le Zéta retourna à bord du « Vengeur » pour donner le précieux carburant offert par les impériaux. De retour sur la passerelle :
_En avant mes braves ! Nous faisons maintenant route vers Baal.
_Je dois retourner dans ma cabien, annonça Ultrad. Une affaire urgente !
_Les toilettes ?
Tout le monde explosa de rire pendant que l’eldar quittait la salle.
_Alerte ! Vaisseaux en approche !
_Encore ?
_Et pas que deux cette fois ! annonça Tarak horrifié.
Tous regardèrent l’écran principal qu’il pointait d’un index tremblant. Il y avait des centaines de petits points.
_Une WAAAGH !, souffla Nark.
_Filons en vitesse ! proposa Sindri.
_Ca s’impose !
Proteus s’installa dans son fauteuil de commandant et… mis le contact en tournant la clée sur le tableau de bord. Le vrombissement des moteurs fit vibrer le « Vengeurs » de toutes parts. Proteus appuya sur l’accélérateur et ouvrit une fenêtre d’hyper espace.
_Les réacteurs ne sont pas assez chauds commandant ! prévint le lieutenant Cold.
_On s’en fout !!! le coupa Proteus.
_Vous savez que cela entraîneraaaaaaAAAAH !!!!!!
La violente accélération colla tout le monde contre le mur. Après une dizaine de longues secondes, le chaos cessa et le « Vengeur » ressortit sain et sauf du tunnel d’hyper espace.
_Bah voilà ! Aucun problème !
Après les mots de Proteus, tout plongea dans l’obscurité.
_Panne de courant…
_Hum ! Hum !
_Je suis fatigué…
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:33

7) avril 2006
gagnant : Solmyr


texte :





Sous le regard des astres...




L’alarme poussait son cri strident, affolés, des centaines de soldats couraient dans tout les sens pour rejoindre tant bien que mal leur poste. L’un d’eux me bouscula violemment en agrafant sa chemise. Je crachais dans sa direction puis réajusta mon casque et reprit ma course effrénée. J’empoignais une tuyauterie fumante pour bifurquer dans un petit couloir sur la droite. L’endroit était presque vide, surplombé du regard étincelant de quelques anges dorés. Le sol troué sur toute la longuer par des grillages d’aérations crachait de la vapeur blanche qui exhalait une odeur d’essence, mais surtout elle était brulante. Je tirais un pan de ma chemise et en couvrit mon visage puis m’engouffrais dans un des tourbillons immaculés. En quelques interminables secondes je débouchait de l’autre côté dans une trouée couleur de neige, rouge et suffoquant j’inspirais longuement avant de me remettre en marche.
La carlingue du vaisseau se mit à trembler sous des explosions étouffées, un grondement sourd de métal m’envelloppa bientôt, une seconde secousse me mit à terre, je m’écorchais une main en tentant de m’agripper quelque part. Manquait plus que ça... Malgré la douleur atroce qui irradiait à présent tout mon bras je me remis à courir en haletant bruyamment.
Une coursive perçait la paroie de droite, je m’y enfonçait, enjambait une petite marche et déboulait dans un grand hall. L’énorme pièce était formée en demi-cercle, les hauts murs tapissés de colonne argentées qui rougeoyaient dans des spasmes réguliers sous l’éclat de lumières écarlate fixées au mur. Au sol s’étalaient de petites flaques de sang scintillant qui se ridaient au rhytme des vibrations qu’engendraient les tirs du canon qui trônait au centre. Son long canon nervuré de lierre doré perçait une immense verrière, l’arme devait bien faire dix mètres de long et pas moin de vingts hommes la manoeuvraient. A l’exterieur se mouvaient dans un ballet silencieux d’énormes engins noirs et rouges dans un fond d’étoiles et de planètes aux couleurs chatoyantes. Alors que je regardait ce spectacle envoûtant mon chef d’équipe me rappela à l’ordre d’une tape sur l’épaule. Il beugla à mon oreille , j’aquiescai et rejoignit mon poste, sur mon siège habituel se ballotait un homme au thorax défonçé par une lourde caisse de fer couverte de sang frais. De sa bouche grande ouverte s'’coulait un fin filet rouge vif. Je poussais sans ménagement le cadavre qui s’affaissa au sol dans un craquement d’os mêlé au chant mélodieux des bruissements du tissus détrempé qui l’habillait.
Je pianotait mon code sur le tableau de bord, mit les lunettes de visée et me mit à hurler des coordonnées de tirs. Dans un enchainement parfait le fut reculai après chacune de mes commandes, et à chaque fois un chasseur ennemi s’embrasait et explosait dans des milliers d’éclats orangés. Au fil des années de service j’étais passé maitre dans l’art de la visée, et à chaque bataille j’étais dans une symbiose parfaite avec la machine et mon coéquipier Ztaroff.
Le tir s’interrompit peu de temps après, je tonnait un ordre de tir mais rien ne sortait du canon, je vérifiait d’un regard furtif l’état des techniciens qui chargeaint les obus mais tous étaient là. Soudain un certain affolement me prit. J’arrachait mes systèmes de visée et grimpait dans un mouvement ample au poste de tir. Le tintement de mes bottes sur les barreaux de métal devenait de plus en plus fort dans ma tête, ils résonnaient à présent dans mon esprit comme un roulement de tambour avant une mise à mort. En un instant je me trouvais deux mètres plus haut, Ztaroff était bien là, un tuyaux fiché dans le crâne, dix mètres plus haut tourbillonait une vapeur noirâtre. Ses yeux étaient ecarquillés vers le néant, la bouche légèrement ouverte laissait filtrer sur toute sa lèvre inférieure son sang qui contrastait avec son teint pâlit, presque blanc. Le tuyaux coupable était couvert sur la moitié de sa longueur de sang et de cervelle hérissée de petits débris osseux. Les cheveux s’aglutinaient en touffes poisseuses autour du point d’impact, autrefois si blonds il étaient maintenant rouges fonçés.
Je sentit une larme perler sur ma joue sale, un grondement d’abord discret puis tonitruant me déchira la gorge. Et dans ma haine aveugle j’empoignai la commande de tir et faisait feu, à l’aveuglette. Au moment ou j’entammais mon troisième tir la verrière explosa. Des débris de cristal volèrent au plafond comme autant d’étoiles argentées ou se reflétaient l’éclat rouge de la déflagration. Très vite le vide spatal me happa, sans resistance je me laissais aspiré par le souffle glacial, le souffle glacial de la mort. Malgré ma tristesse je n’avais plus le choix, plus le choix de vivre ou de mourir. Le froid s’insinua au plus profond de mon être, paralysant tout mon corps, y compris mon esprit ou maintenant faisait écho une mélancolique mélodie. L’éclat des étoiles céda sa place au ténèbres sans fin, si vides et glaçées, ou les âmes se perdent et errent pour l’éternité.
Dans un dernier relent de haine de périssait, dans le plus belle endroit pour mourir, la cathdrales des astres ou luisent une infinité de chandelles....
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:35

8) mai 2006
gagnants : Peter von nebelheim et Wargen


Wargen :




-Raclure !

J’enlevai son casque d’un noir luisant et malveillant qui reflétait une image déformée de mon visage. Un heaume bardé de pics et de lames tranchantes s’élevant vers le ciel tels des insignes défiants encore dans la mort ses meurtriers, découvrant ainsi un visage oblong d’une beauté mortelle et d’une pâleur morbide. Ses traits fins, presque cadavériques, et ses oreilles allongées en pointe dénotaient sa nature xénos, et une longue natte de cheveux de la même couleur menaçante que son armure et son casque sortait du sommet de son crâne pour plonger sous son corps maintenant inerte. Un fin filament de sang rouge et sombre glissait de ses yeux révulsés sur ses paupières creusées et de son petit nez effilé pour s’engouffrer dans la bouche entrouverte, laissant apparaître une dentition taillée en pointe. Mon regard baissa et se porta alors sur la plaie béante qui ornait le ventre du cadavre. Le sang avait envahi la partie du sol visible par le trou, et quelques bouts de viscères calcinées et déchiquetées pendaient hors du corps. L’armure avait fondu et s’était partiellement enfoncée dans la peau de son porteur tant la chaleur qui avait été dégagé lors du tir avait été forte et concentrée.
Dans sa main droite encore crispée se tenait son arme. Un canon cracheur de mort, finition d’un long tube noirâtre garni de pointes sur le dessus et d’une lame acérée maculée de sang au dessous. Un manche aussi finement créé que preuve de la volonté démente de son concepteur était lui aussi affublé d’une lame ténébreuse et tranchante. Une œuvre fécondé dans le seul but de blesser et d’affaiblir, sans forcément tuer.

Mon crachat tomba sur sa joue droite, giclant quelque peu aux alentours, puis glissa doucement vers son menton, avant de se précipiter vers le sol sableux qui l’absorba rapidement. Je me tournai alors vers le reste de mon équipe, dont la plupart était encore affolé par la rapidité de cette attaque et le fait qu’un xénos ait pu provoquer autant de dégâts à lui seul. Fang, Tchi et Zonk étaient morts, les deux premiers criblés de petits fragments des choses, sorte de munitions, qui étaient sorties de l’arme ennemie, le troisième tranché en deux par la lame. Qujing, Muonx, Za et Geng étaient, eux, seulement blessés. Qujing, Muonx et Geng sérieusement, que se soit par les munitions éclatées ou par la lame. Za, quant à lui, avait vu son bras droit transpercé par la baïonnette. Heureusement, il était gaucher, et j’échangeai mon pistolet laser avec son fusil afin qu’il puisse nous rester utile. J’étais quand même inquiet et troublé par la démonstration que venait de nous faire notre adversaire. Il avait usé d’une dextérité et d’une rapidité sans pareil pour utiliser son arme en tirant et en frappant de taille et d’estoc. Il esquivait tous nos tirs, comme prit dans une danse frénétique et sanguinaire, faisant mouche à presque tous les coups et apportant la mort venu de l’ombre. Il avait bien sûr la nuit comme allié, mais il s’était glissé entre nos projecteurs d’une manière inouïe, nous prenant par surprise, et ayant déjà causé deux morts avant que nous puissions réagir. Et il avait fallu un tir bien précis et à puissance maximum de ma part pour le mettre hors d’état de nuire. Je préférai ne pas imaginer ce qui se passerait si plusieurs individus tel que lui nous attaquaient en même temps. Et pourtant, je savais que ce moment n’allait pas tarder à venir. Comme annonciateur d’une mort certaine et inéluc…
-Capitaine ! Capitaine !
Je remontais vivement ma tête vers mon interlocuteur et aperçus Hongli, le radio, se précipiter dans ma direction.
-Capit…
-Ouai ! Vas-y, parle !
-Je…j’ai…je…euh…
-Humm…
Il respira un grand coup, puis repris d’un bloc :
-J’ai fait passer votre message comme vous me l’avez demandé…
-Bien ! Puis je lui demandai, comme il semblait excité et pris des crises de nerfs : Et ?
Sa voix se fit cette fois tremblante :
-Le QG m’a prévenunu de vous dire queque les autres fronts sont dédéjà attaqués !
Je pris note de sa remarque, comprenant enfin ce qu’étaient ces petits bruissements qui surgissaient de derrière l’imposante centrale à plasma dans notre dos. Je me tournai vers les quatorze autres soldats, en comptant Za, et leur hurlai :
-L’ennemi sera bientôt là, devant nous ! Cadets Shinoyens, votre peuple a besoin de vous ! Aujourd’hui, vous n’êtes plus seulement des cadets ! A ce jour, vous n’êtes plus seulement de jeunes soldats, mais de vaillants soldats aguerris et aveuglé par une seule cause, défendre votre planète ! Vous avez tous une famille, des amis à protéger, et c’est pourquoi aujourd’hui vous ne faillirez pas ! L’Empereur, béni soit-il, guidera votre arme et vos tirs, et votre volonté vaincra. Pour l’Empereur, et pour Shinoye !
Mon cerveau rentra en ébullition pendant quelques secondes, sous les vivats et les approbations rageuses de mes cadets. Ils semblaient remontés à bloc, tandis qu’un vertige me prenait, et même Qujing et Geng se proposèrent, malgré la gravité de leurs blessures, de prendre un fusil et de mourir en soldat. J’ordonnai de barder les corps inertes de nos camarades morts de grenades et de les laisser sur la plaine terreuse, sous les projecteurs, afin d’en faire des bombes potentielles si jamais un ennemi passait à côté. Enfin, nous nous plaçâmes dans la tranchée, à attendre ce qui sortirait de l’obscurité. Tous semblaient tendus et nerveux, mais déterminés et prêt à faire feu vers le moindre bruit suspect, malgré le fait que ce soit leur baptême du feu. Hongli, traînant sa lourde radio dans son dos, s’approcha accroupi dans ma direction. Il posa son fardeau à terre, en vint se placer sur ma droite, le fusil posé sur la langue de terre qui nous servait de protection, le regard fixé dans les ténèbres environnantes.
-Capitaine ?
-Un problème, cadet…euh…soldat Hongli ?
-Euh… j’voulais savoir… Vous savez c’que c’était, ce truc que vous avez tué ?
Je souris à sa remarque. Il était normal qu’il se demande ce que nous combattions. Savoir ce que nous allions tuer, ou ce par quoi nous allions être tué, permettait aux soldats de concentrer toutes leurs rancoeurs et leur rage. Malheureusement pour lui, c’était peut être mieux de ne rien lui dire. J’étais tiraillé, mais il fallait quand même le faire :
-Y m’semble que ce sont des Eldars.
Hongli me regarda avec des yeux grands ouverts :
-Des El… Des Zoneilles ?
Il devait sans doute se remémorer tous les contes et toutes les fables parlant de ces grands et mystérieux xénos qu’étaient les Eldars.
-Ouai, y me semble. Mais pas des Eldars comme les autres. Des pirates Eldars dont la seule passion est de capturer des gens et d’en faire des esclaves pour les torturer. Ils sont méchants, cruels, rapides, comme tu as pu t’en apercevoir, et ne cherchent pas forcément à tuer, mais à faire souffrir.
-Ca à rien à voir avec ce qu’on nous a dit ! Comment vous savez tout ça, cap’taine ?
Je le regardai en souriant, cependant prit d’une certaine anxiété :
-C’est pasque je suis capitaine ! Nan, en fait, j’me rappelle d’un récit. Un récit morbide et sanglant…
-Un récit ? Hongli semblait complètement avoir oublié où nous nous trouvions, et buvait chacun de mes mots avec un intérêt grandissant.
-Ca remonte à quelques années…lors de l’invasion de la planète par le Chef de guerre ork Gorak. T’étais pas encore né à cette époque. La fureur de l’attaque nous avait totalement pris au dépourvu, et nous avions du faire appel en urgence à quelques régiments de la Garde Impériale qui stationnaient dans un système voisin. Parmi ces régiments se trouvait le 4ème Francilien, dont faisait parti le colonel Martin.
D’anciens souvenirs me revenaient en même temps que je me remémorai cette période.
-J’ai fait sa connaissance un soir dans un bordel, alors que nous étions tout deux au repos. Ca faisait pas mal de temps que la campagne durait, et je prenais mon premier repos avec mes hommes. Je n’étais que sergent à l’époque. J’avais trouvé une table bien remplie d’alcool, et je décidai de me mettre une de ces tronches, pour oublier tout ce que j’avais vu ces derniers jours. On a alors engagé une partie de poker bien arrosée…
Hongli tourna la tête dans ma direction, troublé :
-Bien arrosée ?
Je le regardai dans les yeux, un sourire aux lèvres :
-Bien arrosée en alcool, éhéhéh ! Ce ne sont pas les maigres soldes de sergent qui m’auraient permis de tenir une grosse partie de poker ! Donc, y avait le colonel Martin, le colonel Yshdagar du 2nd Urian, autrement appelée « La Deathrain », et…euh…ah oui ! un autre jeune sergent de je ne sais plus où qui s’était bien vite endormi. Ehéhéh, trop arrosée pour lui, la partie !
Le jeune cadet à ma droite afficha un sourire jovial sur sa face.
- Et bien sûr, j’étais là aussi. A un moment, alors que qu’on avait arrêté la partie à cause…d’une trop grande ébriété, on s’est mis à se raconter des histoires de guerre qu’on avait vécu. Et c’est là que le colonel Martin nous en parla. Yshdagar et moi-même, on en avait jamais entendu parlé, et il commença à nous raconter une sombre bataille sanglante. Les ennemis étaient partout et nulle part à la foi. Ils jaillissaient de la pénombre, frappaient durement et mortellement pour retourner se cacher dans la nuit…
Un son sec me sortis de ma quasi torpeur narrative, et je vis le jeune radio s’effondrer, le visage criblé de pointes cristallines acérées. Je restai pétrifié devant le cadavre d’Hongli, avant qu’une rafale ne m’érafle la tempe droite. Reprenant mes esprits, je regardai tout autour de moi, sentant des formes se mouvoir dans l’ombre, à quelques mètres à peine devant nous, derrière les ronds lumineux des projecteurs. Un nouveau cadet se mit à hurler de douleur, tombant au fond de la tranchée. J’ouvris alors la bouche :
-Putain ! Bordel ! Ils sont là ! Pour Shinoye ! Feu ! FEU !...
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Dim 4 Juin - 20:36

et Peter :




La clameur de l'ennemi

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Une longue clameur descendit de la tour de Shi'ik sur les niveaux inférieurs de la ruche. L'appel était chargé d'une douleur et d'une détresse palpable, renforcée par les derniers rayons sanguins du soleil qui disparaissait à l'horizon. Comme les millions d'êtres qui s'affairaient à la surface de St Vurtin, Felk leva la tête vers le pinacle nacré par l'astre couchant, la mine défaite. C'était le signe qu'ils redoutaient tous depuis trois jours et trois nuits. Au plus haut de la cité, une âme venait de rejoindre l'Empereur, et cette âme était celle du Colonel Heliman, commandant en chef des armées de défense de St Vurtin.
À la plainte de la corne vint s'ajouter un concert de gémissements des avenues et places de la ruche. Partout, des miliciens s'effondraient à genoux, les yeux brouillés, des civils amaigris s'affaissaient lourdement sur le sol poussérieux, des enfants faméliques réapprenaient à pleurer après des semaines de combat. Un milliard de voix se mêlèrent dans le creuset d'une unique douleur, faisant vibrer sourdement les murs de plasbéton. Au milieu de cette détresse Felk se dressait, trop las pour hurler et trop abattu pour rejoindre son poste. Il le fallait pourtant, c'était son devoir en temps que défenseur de la ruche. Protéger ses frères et ses soeurs impériaux pour la plus grande gloire de l'Empereur. Il sourit amèrement à cette pensée: que cette période lui semblait lointaine... Il n'avait compris son engagement qu'au début de l'assaut des envahisseurs, quand un peloton entier avait été fauché par le feu ami, alors qu'il se débandait vers le niveau suivant, l'ennemi sur ses talons. Il s'était vu hésiter un moment, paniqué par cet ordre insensé. Il avait vu Lloyd s'écraser au sol, tué par le Commissaire pour avoir jeté son fusil laser à terre en signe de déni. Puis épauler, viser, tirer, sans une pensée. Lire l'incompréhension dans les yeux de ses frères alors que leur course était stoppée nette par un rideau de feu. Croiser leurs regards juste étonnés, même pas haineux, et puis les voir tournoyer dans le sang, tomber au sol et ne plus bouger. Recharger enfin, et "venger" les pertes en criblant de balles les hordes qui suivaient les morts. C'était de leur faute, de leur faute...
Ce soir-là, Felk avait sombré dans un sommeil profond comme la nuit, sans rêves et sans espoir. Il ne pouvait plus dormir depuis.
Il reprit sa marche avec lassitude, croisant toujours des groupes faméliques et désespérés qui sombraient petit à petit dans la démence. La mort d'Heliman était la goutte de sang qui avait déséquilibré la coupe, et l'entraînait dans une chute morbide. La goutte qui avait noyé l'espoir. Felk passa, indifférent, devant un attroupement de badaud qui entourait un amas de corps. Il cru comprendre qu'une femme s'était jeté du haut de la basilique des Larmes de l'Empereur avec ses trois enfants pour éviter de tomber entre les griffes de l'ennemi. Quelqu'un arriva, dispersa les charognards et couvrit la scène d'un drap crasseux. Seul dépassait un bras enfantin désarticulé, pendant que le tissu buvait lentement le sang.
Felk marcha encore pendant deux cent battements de coeur avant de déboucher sur l'endroit où il était assigné. Lors de la progression de l'ennemi, il avait défendu des fortifications de céramite, les portes qui délimitaient les niveaux de la ruche, des bâtiments stratégiques même. À présent, il devait tenir une barricade de poutres d'acier, de gravats de plasbéton, de barbelés tordus et de corps enchevêtrés.
Il y avait là une dizaine de miliciens, adossés aux débris. Felk ne salua personne, et de toutes façons, il savait qu'il n'aurait pas eu de réponse. Les oreilles étaient sourdes, les yeux fixaient dans la poussière les débris d'une vie révolue et les bouches étaient remplies de sable, comme si la vie s'était retirée de lassitude des corps dispersés. Felk se dirigea vers le milieu de la barricade, apposa son arme contre une tôle pliée puis s'assit sur un bloc granuleux. La plainte s'abattit sur lui comme une chape de plomb, et l'accompagna jusqu'à tard dans la nuit. Quand elle s'éteignit complètement, la nuit flottait sur la ruche depuis des heures, mais personne n'avait bougé aux alentours de la barricade.
Enfin, la radio grésilla, ses crachotements déchirant l'air moite de St Vurtin. La voix d'un jeune homme annonça avec une anxiété tendant vers l'hystérie que l'ennemi lançait une nouvelle offensive, puis se tut soudainement, laissant retomber un mur de silence. Lentement, les corps se mirent en mouvement et s'avancèrent vers l'amas de débris qui barrait la rue. Un à un, les miliciens escaladèrent la barricade, leurs yeux scrutant l'obscurité. Felk avait calé ses bottes contre une poutrelle vrillée, et la crosse de son arme était logée au creux de son épaule. Un moment passa, sans que rien ne s'avance hormis le vent sifflant qui caressait les visages tirés. Finalement, le bruit d'une course sur les graviers se fit entendre, gagna en intensité, alertant enfin la milice. Aucun cri d'alerte ne fut poussé, mais dans un même mouvement, les bouches des fusils laser furent braqués vers les ténèbres. La course se rapprocha, pour finalement amener les assaillants dans la lumière blafarde des néons. L'ennemi était là. Des rayons lumineux fusèrent, carbonisant le sol ou touchant une silhouette fugitive. Des corps étaient déjà étendus, alors que les survivants commençaient à prendre pied sur l'obstacle défendu.
Felk visait, son fusil suivant la course de l'ennemi, puis appuyait sur la gâchette sans peur et sans haine aucune. Ses tirs stoppaient l'adversaire dans son approche et l'envoyait dévaler la barricade dans un fracas pierreux. Viser, tirer, viser, tirer, la guerre était une activité simple.
Soudain, il perçut une chute sur sa droite. Un ennemi avait atteint le haut de la barricade, et venait d'égorger un milicien d'un revers de lame. Le vaincu bascula en arrière avec une lenteur voluptueuse, savourant sa propre mort, si bien que son assassin eut le temps de le transpercer à trois reprises, sans pouvoir arracher au futur cadavre un spasme supplémentaire. Le corps inerte roula dans la pente comme un pantin suintant, puis s'immobilisa enfin. Sa poitrine cessa de se soulever, mais ses yeux ne purent se refermer avant que la mort ne l'emporte.
Felk pivota vivement, il lui fallait venger le mort. L'ennemi victorieux était en train de chercher un nouveau combat quand le tir lui fora un tunnel noir à la tempe. Hébété, ce dernier porta la main à sa blessure, comme pour tenter de retenir sa vie qui filait, comme si il tenait à elle. Trop tard. Avant de pouvoir ressentir l'horrible douleur, il était parti.
Felk se retourna alors vers le bas de la barricade, et continua son immuable rituel: viser, tirer, viser... Enfin, l'assaut perdit en vigueur et l'ennemi fit volte-face. Le milicien cessa alors le tir, pendant que ses compagnons s'échinait à faire cesser la course des fuyards. Felk s'était juré de ne plus jamais tirer sur ceux qui s'enfuient après sa dernière nuit de sommeil.
Il se tourna vers le côté intérieur du mur de gravats, et désescalada lentement. Arrivé au niveau du milicien tué, il se baissa et lui ferma les paupières avant de reprendre sa place précédent l'assaut. La nuit passa avec froideur, et l'aube revint, tout comme la clameur. Mais si le jour qui se levait était le même que celui de la veille, l'appel avait changé. Le désespoir s'était mué en une joie folle, une joie de dément. Les grands haut-parleurs désactivés depuis le début du siège, confirmèrent bientôt la nouvelle: l'ennemi s'en repartait. On parlait d'assaut désespéré, de problèmes de logistique, ou encore de renforts inattendus. Peu importaient les raisons, une liesse s'était emparée de St Vurtin, et les rues parcourues par des ombres hier étaient à présent fourmillantes de personnes qui pleuraient, chantaient, s'embrassaient. Les squelettes affamés dansaient et leurs voix éraillées montaient vers le ciel indifférent.
Un par un, les compagnons de Felk se levèrent, et, laissant leurs armes derrière eux comme un passé trop lourd à porter, tournait au coin de la rue. Ils se muaient à la foule compacte, étaient avalés par sa joie et sa folie communicative, et soudain, s'effondraient en larmes au sol. Felk fut bientôt seul sur la barricade. Il se mit debout, empoigna son fusil et grimpa en haut de cette dernière. À la lumière du jour nouveau, il pouvait contempler les corps de l'ennemi, et il se sentit étrangement vide. Ce n'était pas des xenos ni des mutants qui jonchaient la rue, pas même des hérétiques pour la plupart d'entre eux. Des hommes, des frères de St Vurtin, qui s'étaient insurgés contre les privilèges dont jouissaient les dirigeants de la ruche pendant qu'eux se nourrissaient de sable. Felk revit la journée qui avait précédée sa dernière nuit de sommeil. Il se revit ajuster les fuyards, et son doigt pressa une gâchette invisible pendant qu'il voyait son tir transpercer un corps. Le regard étonné de son frère le traversa également avec une force titanesque, avant que le regard de ce dernier ne se brouille et qu'il s'effondre avec les autres dans une mare de sang. Même ainsi, le questionnement silencieux de ces yeux à jamais ouverts continua à le torturer. Felk voulut hurler que ce n'était pas sa faute, qu'il n'avait pas eu le choix et qu'il regrettait, il savait que ce n'était pas vrai. La bouche du fusil pénétra à l'intérieur de la bouche de l'humain, et pour la dernière fois, Felk pressa la détente.
Il sentit son crâne exploser et le sang chaud dégouliner sur son cou, puis tout fut indistinct. Basculant en arrière, il pensa au milicien mort pendant la nuit, à son frère qu'il avait tué, et à tous ses autres frères qu'il avait également fauché. Tirer, viser, la guerre n'est pas difficile. Ses pieds quittèrent terre, et l'air siffla à l'intérieur de son crâne. Il faut venger les pertes, l'ennemi est seul fautif. Son dos rencontra enfin un débris métallique, et il rebondit de gravats en gravats. Le colonel Heliman a été touché, il faut faire payer l'ennemi...
Sa respiration se ralentit brusquement, et un grand froid se logea dans sa poitrine. Il voulut fermer les yeux, mais la mort fut trop rapide. Pardon mes frères, je vous demande par...
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Lun 5 Juin - 11:01

Oula, mettre tout les textes, ca pose des problemes de lisibilitée.
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Lun 5 Juin - 11:03

effectivement... je vais faire quelques modifs !
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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Sam 16 Sep - 22:10

8 ) Concours de Juin : Mortyaris (unique participant...)


N'ayant reçu qu'une candidature, le concours est "nul"





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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Mer 20 Sep - 22:20

bon, les ancients topics ayants été supprimés, nous ne pouvons donner le lien des précédents concours...

nous nous excusons pour la gêne occasionnée et certifions que pareille chose ne se produira plus !

le changement arrive !

PS :PAS DE CONCOURS EN JUILLET-AOUT




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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Lun 16 Oct - 19:32

9) Concours de Septembre :
Gagnants LoP et Mortyaris


LoP :


http://tavernedesempereurs.virtuaboard.com/viewtopic.forum?t=685


Et Mortyaris


chapitre 3 : Situation de crise

Les renforts arrivèrent enfin pour porter secours aux trois rescapés de la boucherie du matin. De nombreux soldats vomirent ou s’évanouirent devant ce terrible spectacle. Ils furent rapidement remit dans le droit chemin grâce aux coups de pieds salvateurs de leurs supérieurs dans le postérieur. Les corps de leurs défunts camarades furent rassemblés, purifiés puis immolés. Une large colonne de fumée s’éleva devant plusieurs soldats au garde à vous. Un camp fut ensuite installé : tente d’état major, casernes, tourelles de défense,… On voulait cette fois que plus de trois personnes survivent à la prochaine attaque. Le capitaine Klaus, le colonel Strandt et le major Gunter montèrent dans une chimère qui les ramena à la ruche. Pendant le trajet, les survivants restèrent silencieux : Klaus avait la tête plongée dans ses mains, Gunter fixait un point invisible avec des yeux ronds. Strandt observait son jeune aide de camp : il devait à peine avoir 25 ans. Il devait son grade de major à ses exploit lors de la guerre contre les gangs de la sous ruche. Une fausse guerre selon certains… Après une vingtaine de minutes, Strandt rompit enfin les silence :
_Que s’est-il passé capitaine ?
_Vous le voyez bien…
_Je n’ai pas le temps de rigoler pauvre abrutit ! Des vies ont été perdues et il semble que ce soit l’œuvre d’impies alors répondez-moi de manière claire et compréhensible ! N’oubliez pas que je suis votre supérieur ! rugit Strandt.
_Pardon mon colonel. Très bien, je vais vous dire tout ce que je sais : il devait être 4h20… Je marchait tranquillement vers la salle de contrôle de l’avant poste en observant les étendards de la cité…
_Abrégez capitaine, le coupa Strandt déjà énervé.
_Je discutais avec notre opérateur, le sergent Rolf, lorsque nous avons capté un étrange message…
_Quel message ? demanda Strandt.
_Je ne sais plus mon colonel… Je me souviens seulement qu’après l’avoir entendu, j’ai ordonné qu’on tente de retrouver la personne qui l’avait émis. Je quittais la salle lorsqu’une terrible explosion a retentit. Je rentrai en trombe dans la salle de contrôle que je venais de quitter et je la vis dévastée ! Comme si elle avait subit un tir de projectile… Je me suis lancé à la recherche de survivants mais sans succès…Puis j’ai entendu plusieurs bruits de moteurs : les troupes de l’avant poste étaient parties riposter, menées par le lieutenant Bergstein, devant me remplacer si je mourais…
_Vous ne vous êtes donc pas présenté au hangar au moment de la contre attaque ! C’est un acte de désertion !
_Il se trouve que je tenté d’aider les malheureux qui allaient mourir dans d’atroces souffrances et j’ai également tenté d’envoyer un message d’alerte à la ruche et…
_Bon passons ! Et après ?
_Cinq minutes après avoir disparu, mes troupes revinrent vers l’avant poste sous une pluie d’obus ! Les hommes tombaient par dizaines et j’étais impuissant devant ce massacre. Puis j’aperçu des lueurs rouges qui s’allumèrent près des survivants… Elles éclairaient un peu la nuit et il me sembla apercevoir des silhouettes… Je ne vis plus grand chose ensuite, j’ai juste entendu d’atroces hurlements… Lorsque le silence revint, je tentai de me rendre au hangar pour tenter de trouver un véhicule qui me mènerait à la ruche et puis le trou noir, je ne me souviens plus de rien… Juste de l’étrange sensation d’être suivi… Et je me suis réveillé sur la plaine, entouré de têtes plantées sur des pieux.
Son histoire étant finie, Klaus se frotta les yeux et tourna la tête pour tomber nez à nez avec son supérieur qui affichait un regard horrifié. Même Gunter le fixé d’un regard vide…
_Qu’est-ce…
Il ne put finir sa phrase car Strandt et l’officier du KgK qui était assit à l’avant se jetèrent sur lui, lui liant les pieds et les mains. Enfin, l’homme du KgK lui colla sur la tempe la matraque que portent tous ses collègues et lui envoya un violent électrochoc qui endormis instantanément Klaus. En une matinée, il s’évanouissait pour la deuxième fois…

Il se réveilla dans une salle blanche, attaché sur un lit et relié à des machines affichant ses fonctions vitales. A sa gauche, un imposant miroir trouait le mur. Se demandant comment il était arrivé ici, il commença à se débattre mais ses liens étaient trop solides. Il se résigna donc à rester couché et à attendre… Dans la salle d’à côté, deux officiers discutaient. Il s’agissait du général Rank et du commissaire en chef du KgK : Ernst Ruddle.
_Qu’en pensez-vous mon père ? demanda Ruddle au prêtre qui venait d’arriver.
_Il n’a pas réagit à l’eau bénite, aux prières et l’exorcisme n’a rien donné…
_Les examens se sont révélés négatifs et aucun symptôme n’est à déclarer… Je pense qu’il est sain, ajouta un docteur derrière eux.
_Pas de trace du chaos… Je trouve tout de même étrange qu’il ne lui soit rien arrivé : on l’a attaqué et placé au centre d’un cercle de crânes et il est l’unique survivant de la première attaque…
_Il n’a pas eu la possibilité de prendre par au combat, le coupa Rank.
_Désertion ?
_Non il s’occupait des blessés et tentait de lancer un message de détresse…
_Ce n’était pas sa mission, répliqua Ruddle. Il doit mener ses hommes au combat ! D’autres que lui sont chargés de soigner les blessés.
Ulrich ne répondit pas et se retourna vers la vitre teintée pour observer Klaus : celui-ci fixait en un point précis le plafond et ne semblait pas s’occuper du reste. Cette vision fit sourire le vieux général. Il entendit la porte se claquer et s’aperçu que la puanteur du KgK ne lui chatouillait plus le nez. Après un ultime regard, il quitta à son tour la salle d’observation.

Cette sale bestiole s’était enfin posée quelque part. Seulement, il était difficile d’atteindre le plafond en étant attaché à un lit deux mètres plus bas…La prochaine fois qu’elle serait à sa portée, Klaus lui infligera sa punition divine ! Il fallait juste être patient. Alors qu’il calculait son plan d’attaque, la porte de sa chambre commença à s’ouvrir. Il afficha tout d’abord un large sourire puis redevint maussade en reconnaissant la silhouette.
_Tu te remets de tes blessures ? demanda Rank.
_Mon oncle, je vous ai déjà demandé de ne pas me parler !
_Pourquoi cela ? demanda-t-il avec un petit sourire.
_Depuis que vous avez empêché qu’on me chasse de l’armée, tout le monde pense que je suis sous votre protection !
_Est-ce le cas ?
_Je fais tout pour que ce ne soit pas le cas !
_Alors tout va bien.
_Non ! Vous êtes ici !
_Et alors ? Tes proches n’ont pas le droit de venir te soutenir lors de ta convalescence ?
Son oncle ayant toujours raison, Klaus jugea préférable de se taire. Puis il remarqua que le visage de son oncle était devenu grave et il se mit à faire les cent pas :
_Les nouvelles ne sont pas très bonnes… Tu es au courant pour la ruche Zérol ?
Klaus se montra soudain intéressé.
_Il n’y a plus aucune trace de vie… Tous ses habitants ont disparus, du jour au lendemain ! Sans crier gare. De plus, des symboles impies ont été peints sur tous les murs de la cité… Le pire est à craindre. Le conseil des ruches s’est réunit sur la seconde lune et Marlock, qui est le suspect numéro un, n’était pas présent. Des émissaires ont été envoyé à Hass mais nous n’avons pas de nouvelles depuis une semaine.
_Qu’envisage le conseil ? demanda Klaus.
_La guerre j’en ai bien peur… Sur les 5 autres ruches des terres centrales, 3 sont avec nous et 2 restent neutres… Notre coalition va s’opposer à Hass et…
_Qui d’autre ?
_Non je divague… Le fait est que les usines tournent à nouveau : armes et chars sont construits par dizaines, le dôme bouclier est déployé à pleine puissance et la grande moisson est sur le point d’être lancée…
_Mais pourquoi donc ?
_En cas d’attaque, nous serons la première cible, et nos alliers ne sont supposés arriver que dans trois semaines !
_Ouch ! laissa échapper Klaus.
_Oui, c’est très long, c’est pourquoi nous n’avons pas le choix…
Klaus resta abasourdis : la guerre était sur eux et les chances de survie des habitants de Raserei étaient quasi nulles…
_Bon, je te laisse te reposer. Les médecins disent que tu pourras sortir dans deux jours.
Klaus laissa échapper un soupir : cette fois il était bon pour les archives impériales. Avant de passer la porte, Rank ajouta :
_Au fait, Rodolphe et les autres sont impatients de te revoir…




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Ectelion

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MessageSujet: Re: Gagnants du concours de récits   Lun 6 Nov - 20:22

10) Concours de Novembre
Gagnant : Wargen



Snif…
Snniiirrff…
Hé ! Quelque chose…
Je…j’ai cru entendre quelque chose ! Ou bien était-ce mon imagination…
Râââh ! Je sais pas ! Je sais plus ! Et je suis perdu. ON est perdu ! Faut pas que j’oublie Sun !
D’ailleurs, qu’est c’qu’il fout, Sun ? Ca fait un bail qu’il est parti.
« J’vais faire un tour, bouge pas. J’reviens dans deux minutes. »
Tu parles ! Ca fait bien dix minutes qu’il est parti. Et moi, j’suis se…
Encore ?! J’en suis sûr, maintenant ! J’ai entendu ! Je l’ai bien entendu ! C’était pas un rêve. Y a quelqu’un, ou quelque chose, qui bouge, vers là bas. Derrière cet immeuble en ruine. Au coin de la rue. Et je vois rien. Je sais même pas c’que c’est !
Bon sang ! Qu’est c’que j’fous là ! Et il est où, Sun ? Bordel !
Ce…cette sensation ! Je… je crois que c’est la peur !
Allé, calme toi ! Faut pas avoir peur ! Faut pas paniquer ! Làààà… Inspire. Souffle. Inspire. Souffle. Et ne pense à rien. Fait le vid…
Ca y est ! Ca recommence. C’est plus près, même. Un son creux qui sonne de façon régulière. C’est sûr ! Quelqu’un vient par ici ! Et si c’était Sun ? Il faut que j’appelle ! Il faut qu’on me sorte de là ! Il faut…
Merde ! Et si jamais c’était un ennemi ? Et si jamais j’allai l’attirer vers moi ? Et si j’allai dévoiler ma présence ?
Mais… Qu’est c’qui faut faire ? Je sais pas ! Et j’ai jamais su ! J’suis pas soldat, moi ! On m’a enrôlé de force ! On m’a mit un fusil entre les mains, et on m’a lâché tout seul dans cette grande ville en ruine !
Il faut que je tire ? Il faut que j’attende ? Je ne sais pas ! Je ne sais pas faire la guerre ! Et je n’ai même pas envie !
Si seulement Sun était là pour m’aider…
Et si c’était lui, qui arrivait ? Oui, mais si c’était un ennemi ? Râââh ! Je sais pas ! J’en ai marre ! Et mon cœur qui s’emballe…
STOP ! Se calmer ! Se reconcentrer ! Si jamais c’était Sun, il saurait où je suis. Je n’ai pas bougé depuis qu’il est parti. Et là, les bruits de pas sont irréguliers. Lents, puis rapides. Et saccadés. On dirait que le… quelque chose hésite, cherche. Ca peut pas être Sun. Il sait que je suis là.
Et si il avait oublié ? Les rues se ressemblent toutes ! Peut être qu’il ne s’rappelle plus très bien… Peut être que…
Non ! Ce n’est pas lui. Ca ne peut pas être lui. C’est un ennemi. C’est un méchant. C’est sûr ! Si jamais c’était Sun, il m’aurait appelé. Là, les bruits de pas deviennent plus tamisés. Comme si la… chose voulait ne pas faire de bruit. C’est sûr ! C’est pas Sun ! Il m’aurait appelé.
Les bruissements se rapprochent de l’intersection !
Qu’est c’qui faut faire ? Qu’est c’qui faut qu’je fasse ? Je ne sais pas… Je…
Je sais ! Il faut que je lui tire dessus ! Il faut que je le… la… enfin, il faut que je tue. Sinon, c’est moi qui vais mourir. Sinon, c’est moi… Moi… Non ! Il ne faut pas ! Je… j’ai peur de mourir… J’ai peur d’avoir mal… Il faut que je tire… Il faut que ce soit moi qui tue !
Mais… je ne sais pas comment faire ! Je n’ai jamais fait.
« C’est simple, il suffit de viser, et d’appuyer sur la détente » qu’ils m’ont dis. Mais c’est facile à dire. J’aimerai bien les voir à ma place. Pasque si je loupe, il se passe quoi ? Et si je touche ? Et si j’appuie sur la détente ? Est-ce que ça fait mal de mourir ? Est-ce que je vais mourir ? Est-ce que…
Il… il faut que je me calme. Il faut que je me calme, et que j’arrête de me poser des questions. Il ne faut pas douter. J’en suis sûr.
Mais…
Non ! Ne pas douter ! Ne pas s’énerver ! Et arrêter de pleurer ! Je ne vais plus rien voir sinon !
Les craquements de l’ennemi qui marche sur la caillasse au sol se rapprochent. Plus que quelques mètres et il va apparaître. Plus que deux ou trois mètres, j’en suis sûr ! Et il apparaît…
Il faut que j’arrête de trembler ! Il faut que je sois prêt ! Et il faut que je ne loupe pas ma cible.
Mes…mes mains tremblent ! Mes bras aussi ! Non ! Il ne faut pas ! Mais… arrêtez de bouger, bon sang !
Il ne faut pas s’exciter ! Il ne faut pas s’énerver ! Stop ! Il ne faut pas…
Là ! Une silhouette ! Elle vient d’émerger de derrière l’immeuble en ruine ! Râââh ! Mes larmes ! Elles m’empêchent de bien voir ! Mais… Le… La silhouette ! Elle se tourne vers moi ! Qu’est c’qui faut faire ? Qu’est-ce que…
Le…le laser… Je… J’ai tiré ! Mais j’ai pas appuyé ! Enfin si ! Enfin…je crois pas ! Je sais pas ! Je sais plus !
Et l’autre ! Je… je vois pas mieux ! Il… il a l’air blessé ! Il se tient le ventre et il hurle ! Il…il tend sa main vers moi ! Il a un pistolet ! J’en suis sûr ! Il va tirer ! Vite ! Je veux pas mourir ! Je veux pas ! Tirer ! Il faut tirer ! Il faut le tuer !
Non ! Plus vers la droite ! Je vais mourir ! Non ! Je veux pas !
U…une arme a tiré ! Un bruit d’arme ! Je suis touché ! Je suis blessé ! Je vais mourir ! Je veux pas ! Au secours ! Je veux pas mourihihiihr ! Sniiiiiiiiiirf ! Je veux pas… Je…
Mais… mais… je sens rien ! Je… j’en suis sûr ! Mes mains ne trouvent rien ! Je ne suis pas touché ! Je ne suis pas blessé ! Je vais pas mourir ! Mais… alors ?
C’est moi, alors, qui ai tiré ?!
Et le… l’autre ?
Il est au sol ! Je… j’ai l’impression qu’il ne bouge plus ! On dirait qu’il est mort ! C’est peut être une ruse ! Il fait peut être semblant ! Mais il avait l’air sérieusement blessé, la première fois que j’ai tiré. Je… il faut que j’aille voir. Il faut que je me rapproche. Je suis sur mes gardes ! Il ne peut pas me surprendre ! Il ne…
Le…les…ses vêtements ! On dirait…
Mais alors ? C'est...
sun… Sun… SUN…………



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