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La bataille d'Eggenfelden...

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Jean sans Peur




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MessageSujet: La bataille d'Eggenfelden...   Dim 6 Aoû - 15:22

... vue par un combattant.

Voici un petit exercice sur le thème de la bataille. cette dernière est tirée de la suite de ce que j'ai posté, c'est à dire "La chronique de Lothaire", mais elle n'est pas racontée du point de vue du chroniqueur qui, en tant que chroniqueur, ne peut pas se permettre de raconter cela (ça n'a pas d'intérêt pour le destinataire imaginaire de son oeuvre. oui c'est très dur d'écrire une chronique^^) ni même de le dire comme cela.

Note: Ames sensibles s'abstenir^^. Veuillez éloigner les enfants et personnes cardiaques de l'écran s'il vous plaît. En cas de surcharge émotionnelle, si toute fois il y en avait, je décline toute responsabilité. Les lecteurs sont prévenus.^^


Je crois que mon voisin était ce type que c’était battu comme un lion dans la mêlée. Un bonhomme pas très haut en fait mais d’une forte corpulence suggérant une puissante musculature et qui avait su tenir en échec au moins cinq chevaliers ennemis au début de l’engagement. Après ce fut autre chose. L’ennemi nous avait débordé de partout jusqu’à ce que notre bataillon soit prit à revers après quoi nous fûmes tous achevés. Moi ? Je n’ai rien vu de tout cela. J’étais trop mal situé dans l’affrontement. Il était même possible que j’ais atterri dans le coin le plus ignoble et le plus cruel de tous, l’enfer dans l’enfer. J’étais au bord du lac avec cet imbécile qui c’était fait prendre comme moi, mais ce n’était pas comme si on s’y trouvait seuls. Nous étions innombrables vu du sol, ce sol spongieux et humide. Il avait plu depuis la fin du combat ici. La bataille avait du se prolonger ailleurs, je ne savais pas. Après avoir survécu au plus fort de la mêlée, et ne pas avoir vidé les étriers comme la plupart de mes compagnons, je fus encerclé par des fantassins hargneux qui me portèrent mil coups sans que je puisse jamais répondre à chacun d’entre eux. Il me sembla alors être percé de mil dards, tourmenté par mil maux, et ma chaire fendue et craquelée en mil endroits avant de choir au sol. L’une de ces canailles m’avait frappé avec le plat de sa guisarme et désarçonné alors que je tentais de bousculer mes assaillant avec ma monture. Elle ne survécu pas très longtemps d’ailleurs puisqu’un autre lui vint trancher les pattes avant. Elle s’effondra à côté de moi. Je me souviens de mon voisin. Il m’a attrapé par le col de la cuirasse comme j’avais perdu mon gorgerin et m’avait mis à l’abri derrière le destrier mort. J’étais sonné et c’était la dernière chose dont je parvenais à me souvenir.

Quelle douleur ! Elle dépassait tous les mots. C’était comme si des lames acérées pénétraient mes muscles pour y ouvrir des brèches immondes dans lesquelles s’engouffraient des créatures minuscules et vicieuses pour se nourrir de mon être. L’armure ne pesait plus rien. J’étais embourbé et empêtré dans une mélasse sans nom. De là, je ne voyais que le ciel qui s’assombrissait. J’avais du passer l’après-midi allongé dans cette fange boueuse et maintenant j’entendais ceux qui, comme moi, avaient repris connaissance et gémissaient comme des âmes en peine. Pourvu qu’ils n’attirent personne ! Les détrousseurs de cadavre sont pires qu’un ennemi pressé, ils vous tuent au premier signe de vie pour vous dépouiller du peu qui vous reste. Ce devait être une grande défaite pour nous, par chance une victoire, un échec sur cette partie du front en tout cas. Embourbé comme ça, vous vous sentez anéanti, ruiné. Plus rien n’a de sens si ce n’est l’éternel repos que vous compter trouver dans la terre. Mais ce serait une faveur qu’on vous ferait. Rien à voir avec la réalité. Paradoxalement, on ressent un bien être fou à gésir comme mort au milieu des morts. Un silence bourdonnant se fait, puis une odeur presque supportable vous arrive au gré des vents. Mon voisin ne devait pas en sentir grand chose. J’avais du mal à distinguer le corps en armure salie de la boue dans laquelle il s’était figé. Il n’avait plus son casque. Un coup violent le lui avait arraché. Son visage ensanglanté était à demi tourné vers moi à cause de la flèche qui s’était fichée dans sa mâchoire, offrant à son cadavre un sourire grotesque accentué par ses lèvres fendues. Son nez avait été brisé par un coup et avait pris des teintes violacées. Plus haut son front s’ouvrait sur une mer de sang coagulé qui regroupait décemment les bouts de sa boîte crânienne. Entre les quelques îlots blanchâtre sur lesquels triomphaient quelques vestiges de chevelure palpitait une masse sanguinolente, ou bien était-ce mon imagination. Tout n’était que tumescences purulentes et ridicules affleurements d’os sous la chaire. Mais il souriait. L’infâme spectacle que je ne me lassais pas de contempler comme pour comprendre ce qui s’était passé, offrait ses meilleurs morceaux plus bas dans cette carcasse. Le bras gauche avait été sectionné par un mauvais coup. Entre les muscles raidis, jaillissants du bras d’armure, perçait la charpente de ce qui fut un homme et qui maintenant n’était plus qu’une chose. Je renonçais à la suite, je n’avais plus faim. Mon regard restait rivé sur mon sauveur, celui que je ne pouvais aimer pour des raisons évidentes.

Je tournais à nouveau mon regard vers les cieux et y cherchais les raisons de cette horreur. On est incapable de penser à ce stade de décrépitude physique et mentale. J’avais atteint un seuil d’ivresse qu’aucun vin n’aurait pu m’offrir. Le goût du sang, la croûte de terre et de poussière séchée sur ma peau, la douleur paralysante qui envahissait ma jambe droite avec la vigueur d’une tempête de neige, l’humidité qui faisait fumer mes soupires, ce silence presque sacré, tout m’empêchait de songer à la survie. Et ce sarcastique balai des charognards tournoyant dans le ciel… La nausée me prit et mes tripes parurent gicler en flot immonde hors de moi. J’en fus couvert. Mes oreilles bourdonnaient, je n’entendais plus que mon corps qui se déchirait dans des bruits mouillés et chaotiques. J’entrepris de me relever en m’appuyant sur mes coudes. M’arraché à la terre ne fut pas une mince affaire. Une fois assis, mon regard se posa tout autour de moi. Il est inutile que je décrive avec plus de précision ce que tout les gens censés ou qui ont vu la guerre peuvent bien imaginer. Pour les autres, ceux qui voient encore quelque chose de surfait et de propre dans un champ de bataille, je me contenterais de mentionner ces quelques corps qui vous choquent, ou une partie d’entre eux. Ici c’est un pied nu qui se trouve sous votre main, là c’est un étripé qui gémit comme celui qu’on écorche vif et qui meurt en voilant ses yeux de ces mains pour ne pas voir que s’en est fini de lui. Les pires sont ceux qui sont encore debout pour une raison inexplicable, ou ceux qui veulent encore combattre dans la mort, serrant leurs armes à les briser, ayant perdu la tête. Pour le reste, ces ignares verbeux qui mettent des fleurs sur les morts proprets de leurs guerres imaginaires, je les laisse à leur triste sort et à leur mort « héroïque », et je rirais quand je les verrais gisant dans leurs propres organes, embrassant leur arme dans un dernier baiser puisqu’ils n’auront plus rien pour la prendre, et ce couvrir de leur propre merde une fois que la mort aura eu l’amabilité de les emporter loin de leur prétendu paradis du guerrier. Je compris alors pourquoi je souffrais. Ma jambe droite était brisée et ouverte à la cuisse. Impossible de marcher comme ça. Une raideur dans le bas-ventre me fit sourire. Nous sommes peu de choses. Je pris une hampe bisée pour canne, une dague à rouelle pour ne pas être désarmé, ma bourguignotte pour il boire l’eau qui l’avait remplie pendant l’averse et j’entrepris ma longue traversée de du champ de bataille, cherchant ma vie dans l’obscurité pesante d’une nuit de mars.


C'est un peu court, je sais. Comme toujours, j'attends avec impatience vos commentaires. Merci de votre attention.
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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Lun 7 Aoû - 10:40

"que j’ais atterrié= ai atterri
t'oublis souvent des S aussi a ce que je vois
tu devrais mettre plus de virgules et de points

Le problème de ton texte, qui est quand même bien écrit, c'est tout simplement que c'est lourd et long à lire, il manque une ambiance de fond, on a l'impression que les personnages avancent aux ralentis sans trop d'expression comme la peur, l'horreur, on dirait que le narrateur raconte l'histoire comme ça, comme s'il en avait rien a faire. En gros ça manque de rapidité dans le récit et c'est fort dommage.

Voila la note
7/10
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Iyandril Masque-Esprit




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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Lun 7 Aoû - 17:53

C'n'est pas ma section par défaut, m'enfin, j'risque d'être amené à y écrire, qui sait. Donc pour en revenir à l'histoire, certes, elle n'est pas rythmé. Normal, c'est un texte descriptif, et la description est une interruption dans le récit ( merci ma Licence de lettres ^^ ). Donc en effet, le ton ne peut marquer effectivement d'actions. Mais on parle d'un mec qui s'enfonce dans la boue, là, hein. Pour ce qui est des émotions, c'est quand même un homme gagné par le détâchement d'une mort non seulement imminente mais assurée. Pour ce qui est des personnages au ralenti, je prendrais ça plutôt comme un compliment, étand donné que l'effet me paraît plutôt voulu dans le texte, non ? la peur et l'horreur, il semble les avoir un peu dépassé, il le décrit avec détâchement. La peur et l'horreur, c'est le visage du type à côté de lui qui est déchiqueté. Pas la peine d'avoir une foule de soldats hurlant "c'est horrible" pour le comprendre. C'est sous-entendu. C'est raconté, je le rappelle, par un type qui est dedans, il va pas s'exclamer "je flippe à mort" ! Bon enfin bref, personnellement, j'aime beaucoup, pour connaître un peu ce les exactions de l'animal, j'trouve ça même inovant ( c'est vrai que la plupart des récits de bataille tournent autour d'un héros. A croire qu'en guerre, il n'y a que des héros. D'ailleurs, à croire que dans Warhammer, on ne fait que la guerre ! ). Je concède quelques problèmes de "s" mais c'n'est qu'une remarque de forme, donc pas des plus importantes, la volonté de style prévalant tout de même, n'est-ce pas ?

Iyan'
Grand Prophète multi-classé
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Jean sans Peur




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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Lun 7 Aoû - 18:12

Deux réponses copieuses qui plantes..... ça fait mal!

Je retiens l'analyse d'Iyandril, qui à un esprit de synthèse affolant. (j'déconne pas!)
Pour le reste, la poésie ne nomme pas ce qu'elle veut évoquer. inutile de contraindre une foule de sentiments contraires dans un seul terme dépourvu de sens comme "horreur". C'est creux. J'étends le raisonnement au récit. Je ne me presse de rien et prend donc mon temps (question de style, cf : réponse à mon post dans la bataille du mont sauvage).
J'ai mal aux yeux quand je vois qu'on se permet de me noter. J'ai assez de mes profs pour ça, merci^^. Je ne suis pas ton élève, tu n'est pas un maître (jusqu'à preuve du contraire). Si ce n'était pas de la condescendance, alors c'est de la paresse intellectuelle. Une réponse lapidaire et impérieuse comme "7/10" me laisse rêveur...

La critique est cependant constructive. Elle pousse à la réflexion. Inutile de tenir un discours verbeux sur le sujet. Tout a été dit.
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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Lun 7 Aoû - 19:45

justement, même lorsque c'est une description faites dans un journal, on doit "lire" la peur que ressente les mecs devant les carnages je suis désolé sinon ce n'est pas du tout réaliste. Donc si tu prends ton temps, cela ne donne pas du tout envie de lire. Perso je me suis forcé pour lire ton récit en entier autrement je me serais arrêté au premier paragraphe.
Au cas où tu ne l'aurais aps remarqué je note tout le monde et je n'ai jamais dit que j'étaisun boss dans cette section. DOnc avant de parler lis un peu les autres récits que j'ai commenté. Et entre nous, je peux même te dire que Solmyr écrit mieux que moi...donc je ne me eprmet pas de noter els gens c 'est juste comme ça, maintenant si ça te plais pas j'en ai rien à battre des prétentieux dans ton genre alors si t'es pas content c'estlamême. Je n'ai rien contre toi.
Donc voila, j'espère que tu le prendras pas mal. En fait je suis aps ton prof et j'avais déja dit que j'imais nter les gens c'esttout.

Voila

Almicalement
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Jean sans Peur




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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Jeu 10 Aoû - 19:16

Hmmmm....

Voilà une belle leçon de savoir-vivre...
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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Ven 11 Aoû - 10:48

tu as vu? oui j'adore les leçons de savoir vivre elles sont toujours utiles, aussi utiles que de faire des monolignes ou des posts ne comportant qu'un ligne, encore c'est passable car on est dans récit et nouvelle, donc cela passe encore.
Sur ce; a+
amicalement
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Jean sans Peur




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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Sam 7 Oct - 14:22

Je poursuis donc si vous le voulez bien.

Alors j’ai erré comme une ombre, un creux simulacre titubant parmi les corps. Chaque mort enjambé m’était une douleur insupportable. Je quêtais sans fin l’extrémité de ce massacre mais le charnier n’en finissait pas de s’étendre sous la lune. Par endroit, la nature étendait son herbe grise et offrait au regard un arbre fendu en deux par un boulet. Je crois qu’un homme m’a appelé à ce moment, du moins j’ai cru l’entendre. Mais qu’importait. Ici chacun faisait et portait sa croix. Quand bien même il m’aurait demandé cet eau que je n’avais plus, et lui aurais-je donné, elle l’aurait tué. J’étais en transe. Chaque pas était commandé par l’instinct, celui d’en finir avec cette souffrance, d’en finir avec ce cauchemar. J’étais mu par une angoisse indomptable, celle qui me poussait à fuir, à courir, celle que je n’avais pas écouté pendant la bataille alors que des hommes, dans un grand tumulte, tentaient d’échapper au trépas en esquissant à grande sué une percée dans les lignes ennemies, en vain. Où étaient-ils ceux-là ? Mais surtout, où étaient ceux qui nous entraînaient à la bataille ? Où était le capitaine Ostwald ? Qu’importait puisque j’étais le seul survivant. Il pouvait bien aller au diable ce chien. Je fus en proie à des délires de toutes sortes et la panique me remontra ma raison. Il était fou ce chevalier dans la plaine, qui cahotait en jetant des regards furieux et anxieux à tous les vents. Il soufflait comme une bête et songeait à la gangrène qu’il croyait sentir en son corps, lui mordant le cœur à pleines dents comme un loup l’agneau égaré. Il fut jeté en pâture à tous ses démons et pressa le pas. A en juger par l’état dans lequel j’ai retrouvé plus tard mes bras et mon visage, il dut se gratter jusqu’au sang et avec rage pour se débarrasser de cette vermine qui le rongeait. Sans doute c’est-il arraché la peau sur le dessus de la main gauche en poussant des cris affolés. Je m’imaginais. La fièvre le prit avec les démangeaisons et le délire obsessionnel qui lui faisait voir une présence hostile à ses trousses. Ce ne fut qu’à la porte d’une chaumière, après avoir marché un temps qui me parut des siècles, que je trouvai le refuge tant espéré à ma déchéance. J’ouvris avec fracas la porte de bois qui s’écrasa contre le mur de torchis et fis un pas en direction des braises rougeoyantes dont certain tisons ouvrageaient leur spectre sur le sol. Je m’effondrai, voilà tout.
Le silence des ténèbres fit place à la lumière d’une journée presque hivernale. L’air était palpable tant il était froid. La couverture sur laquelle reposait ma tête était brune de sueur et la paille qui recueillait mon corps étendu sur une table de bois était tachée de mon sang. Le spectacle d’une demeure vide s’offrait à moi. C’était une chaumière bien modeste. Sur un tabouret dans un coin de la pièce se trouvait une bassine d’eau et un pot de terre cuite. Je me redressai pour constater que j’était dans une pièce isolée de la chaumière. J’était désarmé à la jambe droite. Ma genouillère avait été jetée dans un coin et on l’avait remplacée par une attelle de bois. Depuis combien de temps étais-je endormi ? La plaie était refermée et propre, couverte par un drap de laine grossière. Je fis un bond hors de la paillasse et me jetai sur la bassine comme un dément pour y plonger la tête. A côté, je trouvai ma dague et mon fourreau vide. Je repris mes esprits. Ces vilains m’avaient soigné avec l’aide d’un bon chirurgien ma foi, et ils ne m’avaient pas dépouillé pour autant. Une œuvre aussi généreuse méritait une récompense. La bourse à ma ceinture contenait trois ou quatre pièces d’argent dont je me délestais pour les récompenser de leur bonne œuvre. Ils devaient être occupés à leur champ pensais-je. Ils trouveraient leur récompense à la hauteur de leur peine et de leur générosité une fois le labeur accompli. Je pris donc le peu de ce qui m’appartenait et poussait la porte qui menait à la pièce commune. Au fond, derrière une barrière de bois, une corde pendait dans ce qui ressemblait à une étable. Le feu était éteint et les volets mi-clos. Sur la table une écuelle et des couverts de bois, deux tasses de fer et d’autres ustensiles baignaient dans un jus de viande bouillie. De la graisse avait été rejeté sur le centre de la table par les convives de ce festin improvisé. Le peu qu’on trouvait ici avait été retourné et avait fait les frais de la guerre. Dans un coin, un soldat d’une pâleur mortelle était adossé au mur, menton contre poitrine, sa chevelure brune et folle tombant en cascade sur ses épaules. Sa cuirasse laissait apparaître un trou, peut-être un carreau d’arbalète, et un bandage rouge en dessous. Il portait les couleurs de la Ligue. Sa main tenait une flasque ouverte. Ce fut la dernière rasade du condamné. En le voyant là, ce jeune gars visiblement mal en point, je déduisit rapidement que je pouvais reprendre l’argent que j’avais laissé à côté. Personne ne l’aurait pu recevoir justement. Des combattants de la ligue avaient du rentrer ici pour se réchauffer et manger un peu. Ils avaient du me trouver à côté et me croire mort puis, repus, ils avaient du repartir en abandonnant leur camarade blessé qu’ils avaient installé contre le mur en arrivant pour qu’il prenne du repos, lui offrant leur dernière goutte d’alcool pour qu’il se réchauffe et reprenne des forces. Le trouvant mort ils avaient du partir pour rejoindre les leurs, plaçant un sou dans sa bouche et lui laissant la flasque par superstition. L’alcool eu meilleur goût que l’eau de la bassine.


J'attends vos commentaires de bon coeur.
Merci de votre attention.
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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Sam 7 Oct - 18:00

Ouais c'est bien(je t'étonne encore :j'ai tous lu :D )a part quelques fautes d'orthographes.


amicalement
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Talioran




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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Sam 7 Oct - 18:13

Et bien je trouve ton texte très bien ficelé, et inovant sur beaucoup de points :)

Le petit problème que je note, c'est peut-être le conflit entre l'utilisation du passé, parfois du présent, et un récit à la première personne...

C'est peut-être là le problème dont voulait parler Archicon, et je suis assez d'accord à ce niveau...

Je trouve que le fait que tu utilises un temps passé et que tu parles à la première personne donne une impression de détachement au narrateur... et c'est peut-être pour cela que même le lecteur (en tout cas ce fut mon cas durant certains passages) a du mal à entrer totalement dans l'ambiance du récit... Un narrateur qui se veut interne, qui plus est qui prend part aux combats, ne peut pas être aussi détaché que ça... :roll:

D'autres parties au contraire était totalement prenantes... mais d'autres non...

Peut-être revoir certains de tes temps ?


Bon sinon je te met la note de... :lol: Non je ne note pas les gens :tongue: (ce n'est pas mon truc, mais c'est le truc d'Archicon, alors laissons le faire ;) )

voila, très bon texte dans l'ensemble, j'aime beaucoup la façon dont c'est raconté... les mots utilisés, etc.
Petit bémol au niveau des temps... (AMHA ;) )
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Jean sans Peur




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MessageSujet: Re: La bataille d'Eggenfelden...   Sam 7 Oct - 18:44

Ich bin d'accorrrr afec toi!

bon sinon c'est vrai que, à postériori, le temps passé c'est pas top.

comme le personnage ne combat pas, je m'étais dit qu'il était possible de mettre le récit au passé. Il est fatigué, il est tard, le temps a passé, il a pris du recul tout ça.... surtout: il prend l'air détaché du mec qui commente le jazz sur france musique (c'est un type inimitable ce gars là! je sais pas comment il fait sérieux! ^^)

sinon les personnes: j'ai tenté un changement avec un passage de la première à la troisième du singulier lorsque le personnage perd le contrôle... pas super bien réussi visiblement. pourtant quand on décrit un mec noyé dans la masse, il agit bien avec un "on"...

DUDO!!!

alors, je remercie monsieur Talioran pour ses compliments (merci mec !!!!) même s'ils sont moins enflammés que certains commentaires qu'on peut lire ailleurs... après tout, je préfère ça comme ça. au moins je sais que c'est ce que je mérite.

Pour l'avis sur la notation... MOUAAAAAIIIIISSSSS .... après tout Archicon, si c'est ton trip

je me range à cet avis. rien ne sert de patailler contre les moulins à vent. (waaaa l'insulte gros! il t'a traîté de moulin à vent!!! OO)

Merci de votre attention.
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La bataille d'Eggenfelden...

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