Peter von Nebelheim Modérateur

Age : 100 Inscrit le : 25 Mai 2006 Messages : 152 Localisation : Je suis ici --->"."
 | Sujet: Au coin du feu Sam 27 Mai - 20:53 | |
| La porte de l'auberge claqua contre le mur de pierre, lorsque la compagnie pénétra dans la taverne. Alors que les nouveaux venus s'introduisaient dans la salle enfumée, laissant apparaître derrière eux l'ampleur de la tourmente par delà l'encadrement, un courant d'air glacial chargé de neige et de pluie mêlées vint sepenter à l'intérieur de la pièce, soufflant quelques bougies. Les conversations s'éteignirent et les têtes se tournèrent d'un même allant en direction des nouveaux venus. Silhouettes grandes et bien découpées, malgré l'amplitude de leurs effets, ils se tenaient debout dans l'entrée, le visage camouflé derrière des capuches tombantes et ruisselantes d'eau et contemplaient d'un oeil critique l'assemblée. Albrecht, tavernier habituellement si jovial, avait perdu sa bonhommie, et son sempiternel sourire affairé s'était envolé de sa face rubiconde. Il se devait malgré tout de restaurer l'atmosphère conviviale qui avait fait la réputation de son commerce, aussi quitta t'il le comptoir de sa démarche dandinante et s'approcha des voyageurs. "-Bienvenue à la Taverne des Empereurs, fit il allègrement, vous trouverez ici messeigneurs excellente chère et joyeuse assemblée, toute prête à vous accueillir, pas vrai les gars?" Un silence de mausolée s'abattit sur la scène, alors que le tenancier pâlissait, mais les arrivants ne firent aucune remarque, ni aucun geste. "Passez moi vos frippes détrempées, poursuivit tant bien que mal Albrecht, et venez vous sécher près de la flambée! Si vous pouviez claquer la porte au nez de cette vilaine bourrasque..." L'homme qui semblait être le chef tendit subitement le poing vers l'entrée en continuant à fixer les clients et aussitôt, le panneau de chêne fut rabattu d'un vif coup de pied. L'homme baissa alors sa capuche et s'ébroua, dévoilant un visage aux traits acérés et entre deux-âges d'un rôdeur. Ses yeux gris fixèrent tour à tour chacun des occupants de l'auberge, et nul ne put soutenir son attention. Enfin, il se tourna vers Albrecht, et le dévisagea si intensément que le bonhomme crut fondre sous la force du regard comme une motte de beurre laissée en plein soleil. "-Des Empereurs..., fit alors l'homme en lui tendant son surcôt imbibé, intéressant...très interessant... Compagnons, nous avons trouvé gîte!" Aussitôt, les autres se révélèrent à la lumière dansante des flammes, et tous semblaient fait de la même pierre que leur mystérieux chef. Albrecht fut bientôt chargé de toutes les capes humides du groupe, et s'en vint les attacher au dessus de l'âtre, suivi par la compagnie. "-Si vous voulez bien vous asseoir..." fit l'aubergiste en suspendant habilement les frusques détrempées à un cordon qui courait tout le long de la pièce. À la suite de leur chef, les arrivants prirent chacun une chaise et formèrent un arc de cercle autour de ce dernier. "-Tavernier, fit l'homme aux iris grises, j'ai assez d'eau sur le corps pour remplir deux ou trois fûts, mais cette liqueur ne me réjouit guère le coeur. Apporte nous une boisson plus noble que ce jus de nuage!" Albrecht acquiesça, et partit remplir un cruchon et sortir des pintes tandis que, rassurés par la boutade, les autres clients reprenaient leurs discussions. La taverne bourdonna bientôt comme une énorme ruche. ********************************* Une heure plus tard, tous se réunirent autour du feu qui crépitait allégrement, afin que la veillée commence. La clientèle s'était assemblée face au foyer, entourant l'enigmatique compagnie, tandis qu'Albrecht trônait sur un tabouret, adossé contre la paroi chauffée de l'âtre. "-Eh bien maître, lança t'il à la cantonnade, nous ne savons toujours pas le nom, ni l'action de votre troupe. J'ai idée que mes gars voudraient bien que vous nous en touchiez deux mots." Un sourire passa sur les lèvres du rôdeur en gris, comme on le murmurait à voix basse, mais ses compagnons se contentèrent de tirer de leurs havresacs des formes masquées par un voile de velours noir. "-Mes amis et moi voyageons sur les routes depuis bien des saisons, commença l'homme en saisissant à son tour un objet dissimulé dans un pan de tissu, et avons vu bien des choses au cours de nos voyages. Nous connaissons moultes histoires, qu'elles soient petites ou grandes, exploits de champions ou infamie de vilains, farces ou drames. Cette nuit, nous vous en dirons quelques unes. -Des conteurs, hoqueta Albrecht, manquant de chuter de son piédestal sous l'effet de la surprise, en voilà une bonne nouvelle!" L'homme sourit à nouveau, et retira le voile noir de l'objet qu'il supportait dans ses bras, laissant briller les cordes d'une harpe. Derrière lui, chacun en fit autant, et bientôt, un véritable petit orchestre fut constitué. L'homme caressa son instrument, en tirant un mélodieux arpège. Déjà, plus un bruit dans l'assemblée, hormis le pétillement des fagots. "-Voici une histoire sortie du fond des âges, que mon grand-père tenait de son propre ancêtre, dit il après avoir laissé planer un silence, c'était un soir de tempête comme celui-ci, et se tenaient au coin du feu..."
Bon, c'est à moi?
Je vous souhaite tout d'abord la bienvenue, voyageur dont les caprices du hasard ou la volonté des dieux ont amené près du foyer. Ici, tu pourras entendre des histoires merveilleuses, et peut-être consentiras tu à nous en dire quelques unes, compagnon!
Où est donc passé l'aubergiste? Il court comme une brise, allant de ci de là, veillant à ce que tout le monde soit à son aise. Quand le temps lui permet, il aime à nous entendre déclamer nos récits, avant qu'une autre commande ne le happe... Dur métier que le sien.
Certains parmi nous sont des habitués du lieu, et viennent souvent égayer de leurs histoire la compagnie. Des noms me viennent à l'esprit, mais ils sont conteurs ainsi que moi, et ils se présenterons à leur tour.
Si tu veux toi aussi nous faire voyager dans les méandres de tes épopées, c'est avec joie que nous te laisseront la parole. Lève toi alors, ami, et raconte nous ton conte! Ici, pas de haine, pas d'esclandres, comme il en éclate un peu partout dans la taverne. Le tenancier est déjà assez surmené pour ne pas lui rajouter de la besogne...
Tiens, le voilà qui repasse. T'arrêteras-tu donc, bête furieuse? Tu m'avais promis d'ouïr ma nouvelle balade! Pardonne-lui compagnon, l'établissement est en travaux, et il court chercher à la cave ses meilleurs crus... Ah, qu'il fait bon au coin du feu...
Peter von Nebelheim, au pied de l'âtre(à tous ceux qui se reconnaîtrons^^) |
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Tharivor

Age : 22 Inscrit le : 23 Mai 2006 Messages : 319 Localisation : Londres
 | Sujet: Re: Au coin du feu Lun 5 Juin - 15:52 | |
| Bienvenu à toi étranger ! Soit le bienvenue dans mon auberge et que ton séjour soit agréable.
Prend place parmi l’assemblée qui compte les plus belles balades que l’on puisse rêver entendre. Mets-toi à l’aise, commande ce que bon te semble et laisse toi porter par les paroles de roublards, qui de part le monde récolte moult histoires et récits extraordinaires !
Et si par bonheur toi-même tu avais quelques gestes à nos raconter, prend place face à l’assemblée afin que nous puissions tous nous égailler de rimes.
Prends place, pour ma part je doit retourner chercher de quoi désaltérer nos braves conteurs… |
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