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Wordrantz Modérateur

Age : 21 Inscrit le : 26 Mai 2006 Messages : 110 Localisation : Hag Graef(et occasionnellement la limite de la banlieue toulousaine)
| Sujet: Nouvelles Mai 2006 Jeu 1 Juin - 0:26 | |
| Thème: une querelle éclate au sein de l'armée.( un nécromancien et un nouveau né, deux gobelins, un nains et son rival, deux chaotiques,...etc) Raconter la querelle, sa(ses) causes, son évolution, et son dénouement.
jean marie le retour 2| Citation: | Andurinel empoigna son bouclier et ajusta sa ceinture. Il se placa a côté de ses camarades et abaissa sa lance. Une douleur aigu le fit se retourner vivement, une lame venait de lui entailler le postérieur. "Ne pouvez vous pas regarder ou vous poser votre épée ?!" "Non, vous m'en voyez désolé" répondit l'autre elfe apres mûre reflexion. Andurinel tiqua et retira son gant qu'il lanca a la figure de son camarade. " Ah ca ! c'est un affront, choissisez votre arme !" "Avec plaisir mon cher..." repondit Andurinel un sourire au levres. Il dégaina son épée imité par l'autre elfe et bondit sur son adversaire.
Grork sourit en voyant les oreilles pointus se battre. Il tourna la tête vers les autres chevaucheurs de sangliers: "Chargez !!!!!"
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Archicon| Citation: | Le sergent Karl se dirigea d’un pas traînant vers une auberge, ouvrit la porte à la volée et entra. Il engloba du regard la vaste pièce. Une épaisse fumée noire stagnait au plafond. Les dizaines de clients qui étaient présent avaient cessé de jouer ou de boire pour regarder l’officier. L’homme en question renifla et se dirigea vers le comptoir. « De quoi ? » fit-il a l’assemblée « vous n’avez jamais vu de sergent demander à boire ! » Aussitôt les clients retournèrent à leur activité et l’aubergiste fit glisser une choppe de bière au sergent. Ce dernier se tapota un nez et regarda son doigt rouge. Du sang. Grognant, il s’essuya avec sa manche, avala une gorgée…et faillit la recracher quand la porte s’ouvrit brutalement à la volée. « Il est là ! » Tonna une voix grave. Karl pivota vers les nouveaux individus. Ils étaient trois. Et pas des petits. Et dire qu’il croyait être parvenu à leur échapper ! L’ homme du milieu eut un rictus ; « Alors, on croyait s’échapper ? » Lentement, le sergent se leva. Les trois bandits s’approchèrent calmement. De toute façon, Karl n’avait pas d’échappatoire. Même pas une dague. Il avait perdu son épée lors du début du conflit, planté dans le torse d’un adversaire. Un autre avait été tué. Il n’en restait plus que trois. Tout ça uniquement parce qu’il avait refusé de payer ses racketteurs. La bourse et la vie. Il se dirigeait tranquillement vers le village de Hamborg, lorsque les cinq bandits se jetèrent sur lui au détour d’un col. Il avait refusé et aussitôt la bataille s’était engagée. Le cheval de Karl avait été tué au tout début, mais l’homme était parvenu à se défendre et avait laissé deux cadavres…et son épée. Et évidemment, personne n’allait l’aider ici-même. La loi du silence. Et puis il était un soldat, un officier qui plus est, et il le savait pertinemment, ici, les soldats étaient mal vus. Du coup, il était livré à lui-même. Et les trois s’approchaient inexorablement. L’un deux dégaina une rapière, l’autre une hache. Le dernier prit un énorme gourdin en bois hérissé de clou en fer. Il n’y avait pas d’alternative. « Désormais c’est la vie et la bourse » ricana l’homme au gourdin. « Bon sang » fit l’épéiste « tu préfères perdre les deux plutôt que les sous ? Ce n’est pas sérieux ! » « Allez vous faire voir bande de salopards ! » Lâcha le sergent. « Oui, oui.. ; » L’homme à la hache se jeta en avant et abattit sa lame. Karl fit un bond en arrière évitant le terrible tranchant de justesse. Des copeaux en bois fusèrent dans les airs lorsque la lame percuta le plancher. Karl prit le tabouret sur lequel il était assis quelques secondes plus tôt et l’envoya dans la tête de son adversaire, puis se rua sur le comptoir et sauta derrière. Au passage, il agrippa une bouteille et la jeta au loin, sous les cris de protestations de l’aubergiste. La bouteille se fracassa sur le bras levé, pour se défendre de l’épéiste. Karl en brisa une autre, gardant le tissant. La meilleure attaque étant la défense, il sauta au-dessus du comptoir, frappa du pied gauche le visage de l’homme à la hache revenant sur lui et frappa de son tison. La gorge arraché laissa gicler un geyser rouge. L’homme hoqueta. Des bulles de sang se formèrent sur ses lèvres. Il lâcha son arme et porta les mains à son cou. « Enfoiré ! » Aboya l’homme au gourdin. Il frappa, mais déjà, le sergent était au sol et balaya les jambes de son adversaire qui s’écroula en gémissant. Roulant sur le côté, Karl récupéra dans la mare de sang la hache et la brandit juste à temps pour éviter la rapière de l’autre bandit. Il se releva promptement et asséna de terrible coup. La lame ennemie se brisa. Surpris, le brigand regarda son fer cassé. Karl en profita pour le décapiter. « A vous voulez ma bourse ! Et bien prenez ça bande de bandits ! Voila ce que ça fait de vouloir voler un officier impérial ! » Il se rua sur l’homme au gourdin alors que la tête allait exploser les quelques bouteilles posées sur une étagère. Le dernier bandit tenta de lever son arme, mais son bras fut tranché en deux et s’envola pour retomber dans un broc de bière. En même temps, le tranchant arrachait la gorge du bandit et le sang alla éclabousser plusieurs cartes posées sur une table. L’homme s’écroula, sans vie, entre plusieurs chaises et ne bougea plus. Karl jeta l’arme au sol et se tourna vers le clients ; « N’oubliez jamais ce qui vient de se passer ! » Puis, il jeta un louis d’or au barman et s’en fut.
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Seigneur Kroak| Citation: | Les incessantes disputes entre les membres d’une armée de peau verte sont très connues dans le monde de Warhammer. Celles-ci peuvent parfois provoquer rires et éclats chez les joueurs, mais parfois aussi frustration et haine envers ces créatures indisciplinées ! Tentons si vous le voulez bien d’expliquer une de ces chamailleries et entrons dans la peau de Gorgonka et de son compagnon de bêtises Morganka!
C’était un soir d’été au camp des « Ta Tou’ Kasssé », la chaleur était étouffante et l’atmosphère moite. Les guerriers venaient de rentrer d’une bataille particulièrement amusante comme le disait Gorfang l’orque noir qui dirigeait cette bande de troufions qu’étaient ces vulgaires peaux vertes. A l’arrière de la bande, traînant leurs petits pieds verts et pustuleux sur le sable écarlate du sang de leur ennemis fraîchement tués, Gorgonka et Morganka se disputaient le splendide pendentif du commandeur haut-elfe qu’ils avaient eux-mêmes « sauvagement » et traîtreusement occis durant la divertissante mêlée dans laquelle ils s’étaient joyeusement jetés en invoquant en bafouillant le nom de leurs dieux.
Et maintenant, rapprochons-nous de plus en plus, tout en restant discret, de ces curieuses bestioles verdâtres. La première disait d’une voix nasillarde :
« - Je veux avoir le truc qui brille, c’est moi qui ai planté le truc piquant dans le dos de l’Oreille pointue ! -Non non non, il est pour moi ; toi t’as déjà le casque avec les plumes d’oiseaux ! Et en plus t’avais peur de l’Oreille pointue, c’est moi qui ai dû courir vers lui ! Toi tu fermais les yeux… lui rétorqua son camarade en fronçant les sourcils pour paraître menaçant. -C’est pas grave ! Je l’ai trouvé en premier et c’est moi qui ai eu l’idée de fouiller le cadavre, toi tu ne l’aurais même pas trouvé, le collier… répliqua Gorgonka. -Tu vas voir espèce de puant, tu n’es même pas capable de chevaucher un squig à poils verts… et là, Morganka se jeta sur Gorgonka avec hargne et vivacité ! » Les deux petits êtres roulèrent en poussant des cris et en se donnant de faibles coups de pieds, se mordant et griffant dans un vacarme et une cohue bien propre aux peaux vertes !
Soudain, une grosse main de fer se saisit des deux chahuteurs et une ombre derrière eux poussa un grognement bestial suivi de quelques paroles à peine compréhensibles : « - Truk ki brille pour Gorfank et pa pour misérabl’ puants… Mintenan’ vous faire bouffez gro lézar de Gorfank… »
Les gobelins savaient ce que signifiaient les paroles de leur chef, ils allaient servir de nourriture à la vouivre de Gorfank ; et finiraient au fond de son estomac, sans leur collier…Ainsi est la culture orque, violente et sans horizon ni destin pour les gobelins… Condoléances…
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|  | | Wordrantz Modérateur

Age : 21 Inscrit le : 26 Mai 2006 Messages : 110 Localisation : Hag Graef(et occasionnellement la limite de la banlieue toulousaine)
| Sujet: Re: Nouvelles Mai 2006 Jeu 1 Juin - 0:27 | |
| Peter von Nebelheim| Citation: | La haute silhouette du vampire se découpa dans l'encadrement de l'huis. Ombre élancée, raidie par le jeu de plaques et de rivets qui protégeaient son corps millénaire, que les ténèbres dissimulaient, le mort-vivant se figea. Au bruit du cliquètement du harnais de son maître, Aldebrand Totspricht reposa précipitamment l'aiguille d'os, le fil et la membrane desséchée qu'il manipulait plus tôt, puis se retourna vivement. Son faciès ratatiné et jaunâtre dissimulant affreusement son appréhension, et une peur animale suintait de ses yeux noirs. Le déjà-mort s'avança, l'éclat de la lune gibbeuse le nimba, aussi froide que son âme. Le liquide pourpre dégoûtant de son plastron contrastait vivement avec la blancheur de sa peau et le noir de jais de ses cheveux ondulants, cascadant sur l'acier souillé. Klad van Helmann avait été beau de son vivant, et la mort avait préservé des affres du temps sa fière prestance, ses traits fins et son maintient altier. L'étrange charisme qui se dégageait du Dragon de Sang faisait hurler la laideur de son serviteur encore vivant, qui se tassa encore un peu plus devant le regard empli de colère et de dédain que lui décocha l'immortel. "-Qui y a t'il pour votre service, puissant seigneur de la nuit? déglutit le nécromancien, découvrant une rangée de dents gâtées et jaunies. -Gardez ce ton obséquieux pour vos comparses fouailleurs, fit sèchement le comte mort-vivant, je ne suis ici que pour une seule raison: la bataille de cette nuit, où vous avez brillé par votre absence. -J'en conviens, maître de la mort, se confondit l'homme en s'affaissant, révélant ainsi la bosse qui lui tordait le dos, mais mes recherches sur les bêtes buveuses de sang nécessitaient une présence de tous les instants, et je n'ai pu... -Suffit, ver! siffla le guerrier. Vous avez failli de nouveau, et je n'en attendais pas mieux d'une créature aussi méprisable et aussi veule. Ramper dans la fange, quémander savoirs et protections, souiller la mort et haïr la vie, voilà votre lot à vous autres humains! La boue que charrie vos veines fait de vous des grotesques poupées, cherchant dans la mort inconnue le prolongement d'une vie infecte. Ni dans la lumière, ni dans l'ombre, votre destin sera d'hanter les crépuscules." L'éloquence de son maître fit se recroqueviller le nécromant sur lui-même, comme le prisonnier cherche à éviter la bastonnade d'un bourreau émérite. Cependant, la dernière attaque du mort-vivant produisit un effet non désiré. Aldebrand se redressa soudain, ses yeux torves braqués dans ceux de son seigneur, où s'allumèrent fugitivement une lueur de surprise, bientôt noyée par une ire glacée. "-Ni ombre ni lumière, répéta le vieillard avec folie, hanter les crépuscules...mais le jour déclinant chasse les vivants apeurés dans leurs abris, tandis qu'il brûle toujours la peau des morts sans repos! -Le rat, gronda sourdement Klad, est bien mal avisé de se montrer insolent devant le fauve qui vit par et pour le sang qu'il verse, boit et savoure. Qui es tu pour oser me regarder comme un pair, fragile et futile créature? Es tu assez fou pour toiser la mort qui se tient devant ta repoussante enveloppe? -La mort n'est rien, souffla Aldebrand en serrant ses poings noueux, on peut l'éloigner par des baumes, la vaincre par l'étude, la tuer même par la magie. Je suis en guerre contre elle et bientôt, j'en serai maître!" Le vampire se jeta alors en avant, dégainant de sa ceinture une dague à l'éclat mortel. L'arme haute, il fut sur le nécromancien, ses longs cheveux flottants comme une cape dans son sillage. Aldebrand n'eut que le temps d'écarquiller les yeux et d'amorcer un mouvement de défense malhabile, quand la pointe d'acier se fraya un chemin dans son nez, cisaillant la peau olivâtre de part en part, éventrant les capillaires qui se mirent à vomir le sang épais et chaud. Enfin, l'appendice se détacha tout à fait, emportant le cartilage translucide dans sa chute. La chair palpitante et sanglante s'écrasa sur les dalles noires mangées par les mousses humides. Et le cri de douleur de l'humain s'éleva, empli de sang, de haine et de peur, tandis que la main blanche rengainait sa lame maculée. "-Tu voulais connaître tous les secrets de la mort pour en faire ta servante, cracha van Helmann, en voici un. Rien ne t'appartient, pas même ton corps. Je n'ai fait que précéder l'inévitable, et t'ai donné un avant goût de ton futur. La possession pour le renoncement. La souffrance pour le pouvoir. La nuit pour le jour. Il n'y a pas d'alternative, le crépuscule...ne dure pas, prends en bonne note." Le seigneur déjà-mort fit alors volte-face, et, écrasant la masse rosée ceinte d'écarlate, quitta le laboratoire poursuivit par les plaintes du nécromant. ***************************************************************** Hum, pour qui le steak tartare?^^
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lightelf| Citation: | Bon cette fois j'essaye avec les elfes noirs...
Aujourd'hui elle allait prendre le commandement de ces quelques régiments de la manière la plus subtile qui puisse non sans une pointe de traîtrise ce qui risquait de lui coûtait la vie si jamais la matriarche suprême l'apprenait, à cette pensée elle esquissa un sourire, il faudra bien qu'un jour cela arrive mais pas tout de suite.
Tehlkalas marchait enfin au milieu de ses troupes, cela fesait longtemps qu'elle convoyait cette place de matriarche maintenant acquise, elle l'avait prise au nez de sa rivale qui désormais se trouvait sous ses ordres. Elle s'approchait de cette dernière à la tête d'un régiment de furie recrutée depuis longtemps désormais, elles suppliaient Khaine de leur venir en aide et se tatouaient sur leurs corps presque nue des runes de douleur et de mort avec le sang d'esclave fraichement égorgé; arrivant à la hauteur de sa rivale elle lui sussura: "Ne meure pas trop tôt et tu pourras voir mon triomphe aujourd'hui" Ce fut les mots de trop pour sa rivale qui lui sauta dessus tel un félin sur sa proie et tenta de lui trancher le coup. Les deux femmes roulèrent à terre et se rendirent coup pour coup. Les filets rouge carmin contrastait fortement avec la paleur de leur peau et les poison de leur arme commencer à avoir raison de l'autre, Tehlkalas fut la première à mettre un genou à terre et une voix s'éleva: "Je le savais qu'elle c'était tromper, ta place me revenait de droit et maintenant meurt et que Khaine te fasse connaître mille tourments, sale garce!" Elevant sa lame et sa voix elle entonna un chant sacrificiel à Khaine. "A couvert!" Jamais la lame ne s'abattut et le chant se finit dans un gargouillit de rage et de désespoir, alors comme sortit des ténèbres apparut Mokaheltis, la sorcière attaché à ce corps d'armée, elle écrasa le cou de la mourrante avec son bâton et s'approcha de Tehlkalas: "Je t'avais bien dit que je te ferais tuer par une des tiennes, même si elle ne fut pas facile à convaincre normalement mes sorts réussirent à la convaincre plus facilement" Réalisant ce qui venait de se passer elle cracha avec ses dernières forces restantes, du sang en son visage, ce qui eut pour effet de la faire rire alors qu'elle léchait le sang de sa victoire. Tehlkalas s'effondra sans vie, voyant dans ses derniers instants ses troupes commandait par cette sorcière. |
Gorganash| Citation: | Le sombre navire ralentissait à l'approche des côtes tiléennes. Les première lueures du soleil formaient une douce lumière qui contrastait avec les collines. Delekht Eternar, le jeune noble qui avait hérité de cette galère le mois dernier, regardait les plages du vieux monde se former à l'horizon. C'était sa première expédition. Bien sûr, il s'y était préparé physiquement et psychologiquement, mais cela restait une première fois. "Je ne dois pas échouer, l'honneur de ma famille est en jeu" se dit-il. Enfin, il accostèrent. Le noble convoqua son second, darnakh et lui ordonna :" Selon mes informations, un village de misérables humains se trouve derrière cette colline. Dis aux ombres de le repérer et de m'en donner son exacte position, ainsi que la garnison mise en place." Les elfes se mirent a installer le camp. Les ombres revinrent vers midi. Le chef de l'unité appela Delekht et lui annonça: "le village se trouve juste derrière la colline au creux d'une rivière, entouré par la forêt. Malheureusement, ce village possède un fortin qui contient environ une centaine de soldats et, il me semble, trois canons placés sur les tours du bâtiment qui doivent provenir de l'empire humain. La bonne nouvelle est qu'un très riche marchand humain y fait escale avec toute sa caravane qui revient de Cathay. Il y a là une immense fortune!" Le noble but ses paroles et réfléchit. Sa propre armée se compose surtout d'ombres et de cavaliers noirs qu'il a embauché à Karond Kar. Ses propres troupes n'étaient pas plus qu'une trentaine. Il connaissait l'égocentricité et la pathétique peur du danger des commerçants humains, et il imagina un plan astucieux... A la tombée du soir, Borivar, exténué de son retour de Cathay, s'assit sur un banc avec une bouteille de vin de Nuln pour admirer le coucher du soleil. "Je suis riche" se dit-il, fier de lui-même. Tout à coup, se découpant dans les ténèbres de la forêt, il aperçut des cavaliers, tout de noir vêtu, sur des coursiers noirs, tendant des arbalètes à répétition dans sa direction. "A l'aide" héla-t-il tant qu'une volée de traits abbatait deux de ses serviteurs, "à l'aide"! En moins d'une minute, toute l'armée humaine était sortie du fortin, les armes à la main, prête à recevoir les envahisseurs (il n'était pas question de décevoir un client de cette envergure). Il protégèrent efficacement le bourgeois,harcelant les cavaliers avec leurs arquebuses. Etrangement, les cavaliers ne semblaient pas vouloir approcher, se contentant de se cacher derrière les arbres et de lancer quelques traits épars. Au bout de dix minutes, le capitaine humain crut comprendre ce qu'il se passait, et se retourna vers son fortin. Des elfes noirs avaient pris place sur les remparts, étaient possession de ses canons et armaient leurs arbalètes. "Oh, non" pensa-t-il, "une diversion". Ce fut ses dernières pensées, tandis qu'un trait vif et bien placé lui transperçait le coeur. Darnakh, depuis la tour qu'il occupait sur le fortin, s'adressa à son supérieur: "vous n'avez pas perdu la main, monseigneur". Tandis qu'il abattait un second humain, il répondit: "en effet". Parmi ses pensées bouillonantes et émoustillées par la victoire, une idée jaillit en lui par-delà les autres: "j'ai réussi."
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